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Mise en avant

Motion adoptée par le bureau national du 7 avril 2020

Circulaire Bureau national du 7 avril 2020
Crise sanitaire du Covid-19 : protéger les personnels,
assurer les missions prioritaires de nos services publics et
préparer l’avenir…

LE SNASUB-FSU, ENGAGE AU QUOTIDIEN !

En annonçant le jeudi 12 mars 2020 la fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées et des universités, Emmanuel Macron engageait le pays sur la voie du confinement. Si cette décision politique était prévisible, attendue par certain.es et redoutée par d’autres, elle n’en a pas moins été brutalement ressentie par nombre de nos collègues.

Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans la crise sanitaire que nous vivons : sous-évaluation de la situation, poursuite des politiques d’austérité menées depuis des années (réduction du nombre de lits dans les hôpitaux, réduction des effectifs de personnels soignants, dotation budgétaire insuffisante pour le matériel médical…). Il a tenu des propos contradictoires, prétendant d’abord rassurer en janvier sur le fait que le Covid- 19 resterait hors des frontières, puis en présentant les capacités sanitaires comme suffisantes pour faire face à la maladie et, enfin, en blâmant en mars celles et ceux qui sortaient de chez eux et qui devenaient alors les responsables de l’expansion de l’épidémie.

Pourtant, ce qui a prédominé, c’est la conscience partagée largement de la nécessité de mesures drastiques pour ralentir et limiter la progression de l’épidémie afin de sauver des vies humaines. C’est cette conscience qui a forgé ce consentement large, très exceptionnel et temporaire, à renoncer à des libertés aussi fondamentales que celles de circuler librement ou de se réunir.

Le SNASUB-FSU a considéré pour sa part que l’intérêt général dictait de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour assurer les tâches urgentes et nécessaires pour la continuité du service de rester chez eux !

Il n’en reste pas moins lucide quant au fait que la crise sanitaire produite par la pandémie de covid 19 a fait entrer la France, à l’instar du reste du monde, dans une situation exceptionnelle qui révèle grandeur nature tous les périls sociaux que font courir le développement des inégalités sociales, la privatisation des services publics et les politiques d’austérité menées depuis des décennies au nom d’un néolibéralisme ravageur.

L’engagement des agents publics, qui se rendent au travail pour permettre la continuité du service, qui exercent leurs missions en travaillant confiné.es à leur domicile ou qui sont en situation de travail empêché (notamment du fait de leurs fonctions non « télétravaillables », pour préserver leur santé et celles des autres ou bien garder leurs enfants) montre combien le sens de l’intérêt général qui les animent est constitutif et essentiel à la solidarité et à la préservation des droits sociaux de toutes et tous.

Pour autant, le SNASUB-FSU ne saurait accepter qu’en cette période exceptionnelle ne soient prises des mesures d’exception qui inscriraient dans le droit ordinaire ou dans la durée de nouvelles dégradations des conditions de travail et de vie pour les salarié.es, de nouveaux reculs démocratiques et des libertés publiques.

Le gouvernement a choisi d’instaurer un état d’exception, un état d’urgence sanitaire, au motif de préserver les conditions sanitaires, sociales et économiques de toutes et tous, de permettre de soutenir l’économie et d’assurer le fonctionnement des services publics. Certains choix législatifs et budgétaires opérés paraissent aller dans ce sens (continuité des revenus, soutien au financement du chômage technique, élargissement de la trêve hivernale, abrogation temporaire du jour de carence…) mais de nombreux autres apparaissent surtout pris pour préserver les intérêts privés des plus riches dans la continuité de la politique gouvernementale menée depuis 2017. Par exemple, contrairement à d’autres pays de l’UE, la France a refusé d’interdire le versement de dividendes aux actionnaires pour que les entreprises concernées puissent faire face aux paiements des salaires notamment. De même, il est totalement INACCEPTABLE que sous prétexte de renforcer l’économie à la fin du confinement, le gouvernement s’accorde le droit par ordonnance de revenir sur des acquis pour les salarié.es, notamment en augmentant dans le privé le temps de travail à 60 heures hebdomadaires dans certains secteurs d’activités.

Le plan de garantie prévu à hauteur de 300 milliards pour soutenir les entreprises vis-à-vis de leurs créanciers si leur activité était trop réduite ou à l’arrêt n’est assortie d’aucunes conditions sociales pour les salarié.es.

Les services publics font à nouveau la preuve qu’ils sont une garantie essentielle pour les droits de toutes et tous !

Il faut les soutenir, les renforcer et reconnaître enfin l’engagement sans faille de leurs personnels au service de l’intérêt général.

Les personnels de la fonction publique ne seront sans doute pas non plus épargnés par des pressions inadmissibles sur leurs conditions de travail, notamment le temps de travail ou du droit à congés. Si la réglementation en vigueur permet de faire face à des situations exceptionnelles, le SNASUB-FSU s’oppose à toute application autoritaire de celle-ci.

Au global, l’approche incohérente et les discours ministériels contradictoires (relevant parfois du déni) ont surtout empêché les services et les établissements de mieux s’organiser. Comment ne pas constater que la continuité du service est aussi assumée aujourd’hui dans un contexte massif de télétravail inadapté à nos organisations, sans outils mis à disposition, à l’aide des équipements personnels de nombreux collègues, sur leurs moyens propres ? Comment ne pas saluer l’élan de volontariat qui anime la majorité des agents pour assurer la continuité du service public ou les missions exceptionnelles de solidarité ? Cela démontre que les personnels n’ont pas besoin d’injonctions autoritaires pour assurer leurs missions !

Pour le SNASUB-FSU, ce qui apparaît, c’est l’incurie des approches managériale et austéritaire que subissent les services publics et leurs salarié.es. Fondées sur de prétendues « rationalisations » pour pallier les coupes budgétaires de la réduction dogmatique des dépenses publiques, sur une mise en concurrence des personnels entre eux au nom de leur « performance », sur l’affaiblissement du statut au profit du contrat de gré à gré…

Ce qui apparaît c’est que la défense intrinsèque de l’intérêt général est au coeur de la culture professionnelle des agents publics.

Des mesures d’urgence nécessaires sont à prendre ! Il faut :

  • renforcer les mesures de sûreté sanitaire et de protection des personnels appelés à travailler en présentiel : (masques, blouses, combinaisons, gel hydroalcoolique…) ;
  • assurer la disponibilité massive de tests de dépistage pour préparer le déconfinement ;
  • reconnaître comme maladie professionnelle toute contamination au travail par le Covid-19 ;
  • abroger définitivement le jour de carence en cas d’arrêt maladie ;

Le SNASUB-FSU exige également d’autres mesures ! Il faut :

  • reconnaître le travail des personnels par la revalorisation des carrières et des rémunérations, par des mesures générales et non des mesures particulières qui divisent : dégel de la valeur du point d’indice, requalification des emplois et promotion des personnels ;
  • abroger la loi dite de « transformation de la fonction publique » qui affaiblit le statut et la représentation syndicale des personnels dont la situation montre combien elle est essentielle au fonctionnement des services publics.
  • un plan de création massive d’emplois titulaires pour répondre à tous les besoins nouveaux créés par la crise sanitaire, pour renforcer et redéployer toutes les missions de service public ;
  • un plan de renforcement des budgets publics et sociaux et une réforme fiscale qui soit guidée par le principe de répartition des richesses finançant les droits sociaux de toutes et tous ;

De ce point de vue, le SNASUB-FSU appelle tous les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la culture à signer l’appel « PLUS JAMAIS ÇA ! CONSTRUISONS LE JOUR D’APRÈS ! » porteur de propositions pour « reconstruire ensemble un futur écologique, social et démocratique ».

Le SNASUB-FSU condamne les dispositions législatives et les ordonnances gouvernementales prises en mars et en avril qui visent à déréglementer toujours plus le Code du travail et la protection des salarié.es du privé : notamment celles en matière de temps de travail, de RTT et de droit à congés. La crise sanitaire actuelle ne peut pas servir d’opportunité au gouvernement pour continuer son oeuvre de casse sociale.

Pour ce qui concerne les agents publics, titulaires et non titulaires, nous agirons de façon extrêmement déterminée pour le respect de nos droits ordinaires à congé et notamment contre toute contrainte hiérarchique à poser des jours de congés le cas échéant.

Le SNASUB-FSU assure de sa solidarité les personnels de santé, celles et ceux de la fonction publique hospitalière notamment. Il réaffirme la nécessité d’une autre politique de santé qui soit fondée sur la réponse aux besoins et non sur l’austérité et la concurrence.

Mise en avant

Coronavirus : l’heure est à la solidarité et à la protection de toutes et tous pour endiguer l’épidémie !

Syndicat national de l’administration scolaire universitaire et des bibliothèques
Fédération syndicale unitaire

Pour endiguer l’épidémie de COVID-19 qui se répand dans le pays, la meilleure protection réside dans ce que les scientifiques appellent la « distanciation sociale » et dans les mesures et gestes barrières !


Le développement de l’épidémie s’accélère !


L’heure est à la solidarité et à la mise en protection !


Assez de confusion !

Ces 5 derniers jours, la crise sanitaire créée par le coronavirus s’est aggravée et la France a basculé dans une situation inédite !

La fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées, des universités, des bibliothèques, des services doit aussi aboutir à des fonctionnements à effectifs les plus restreints possibles pour assurer la continuité de service nécessaire, rien de plus ! 

C’est simplement une question d’organisation pratique de la « distanciation sociale », incontournable pour faire reculer l’épidémie. C’est simplement le devoir de protection des personnels !

Ce qui peut être organisé en télétravail doit l’être sans délai.
Ce qui ne peut pas doit être réduit au strict nécessaire.
Les collègues en autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants ne peuvent être sommés d’avoir en plus à organiser un télétravail.

L’intérêt général dicte donc de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour des tâches immédiates et de première nécessité pour la continuité du service de rester chez eux !
Il s’agit là aussi d’un acte pratique de solidarité que de se protéger soi pour protéger les autres.


Pour les personnels dont la présence physique est requise sur le lieu de travail pour assurer la continuité de service minimale et nécessaire, il est impératif qu’ils bénéficient des conditions de protection et d’hygiène renforcées nécessaires (distances suffisantes entre les postes de travail, nécessaire de nettoyage des postes et outils de travail, gants, masques, gel hydroalcooliques, etc…)

Le SNASUB-FSU demande que les situations financières et sociales des personnels soient préservées tout le temps de l’épidémie et des mesures de confinement qui viennent d’être annoncées : pas de jour de carence appliqué en cas de maladie, pas de retenue sur salaire de quelque nature que ce soit, pas d’interruption, de non-renouvellement ou de fin de contrat pour les personnels non-titulaires…

La communication ministérielle a semé la confusion entre jeudi et dimanche après-midi. Le résultat est que ce lundi matin, services et établissements ont dû rattraper ce temps perdu en impréparation et en cafouillage !

Assez tergiversé !

Tout ce qui est hasardeux doit être stoppé sans délai ! Les effectifs doivent être réduits au juste nécessaire pour assurer la continuité immédiate de service et les missions soutenant l’investissement des personnels soignants ou la recherche sur le coronavirus.

  • En cas de difficulté à faire valoir votre droit à vous protéger pour protéger les autres,
  • en cas d’exigence zélée vous demandant de vous déplacer pour venir au travail sans motif immédiat de continuité du service,
  • en cas de situation de travail ne respectant pas les conditions d’hygiène et de sécurité nécessaire,
prenez contact avec les représentant-es du SNASUB-FSU de votre section académique ou d'établissement,
 ou adressez un courrier électronique à : snasub.fsu@snasub.fr

Pétition –> Sauvons l’ONISEP !

SNASUB-FSU

Le 31 mars dernier, le directeur général de l’Onisep a annoncé à ses personnels la décision du Ministère de l’Éducation nationale, de transférer dans les DRAIO des rectorats 78 agent·es. Il est apparu que ce transfert de postes se fera sans abondement aux budgets académiques ; sans garantie de maintien des missions actuellement assurées, et certains rectorats ont déjà fait savoir aux agents qu’ils et elles seraient affecté·es en fonction des besoins et des missions du rectorat (au détriment des missions Onisep). Les mutations et les départs en retraites des agent·es transféré·es ne seront pas remplacés, il n’y aura donc plus les forces suffisantes pour maintenir l’activité. En conséquence, le SNASUB-FSU lance une pétition pour sauver cet opérateur. Signez et faites signer !

https://www.change.org/p/sauvons-l-onisep

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Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail… STOP ! CA SUFFIT COMME CA ! Le communiqué intersyndical

SNASUB-FSU

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Pour les salaires des agent·es publics, mobilisation le 29 septembre !

SNASUB-FSU


La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agent⋅es.

Dans le même temps, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ne peuvent que constater l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les six millions d’agentes et d’agents publics, engagé⋅es pour le service public.

Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice.

Dans tous les versants de la fonction publique, et dans de nombreux métiers, les difficultés de recrutement et la perte d’attractivité confirment qu’il y a urgence à augmenter les salaires et à améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité de nos missions, exercées au service de la population.

Nos organisations réaffirment leurs revendications :

  • des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
  • des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
  • le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
  • le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
  • l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité.

Elles considèrent que le calendrier budgétaire ne peut servir de prétexte à différer encore les réponses attendues par les agentes et les agents publics.

Dans ce contexte, les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP engagent dès à présent la préparation d’une mobilisation avec manifestations, intégrant la perspective d’une grève le 29 septembre prochain.

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Dans la Fonction publique le gouvernement fait la chasse aux malades

SNASUB-FSU

Le conseil commun de la Fonction publique a examiné aujourd’hui un projet de décret portant sur les congés maladie des agent·es de la Fonction publique titulaires et contractuel·les. La philosophie en est limpide : contrôler et sanctionner, réduire les droits en santé, compliquer la vie des personnels malades.

Les organisations syndicales ont unanimement voté contre ce projet de décret.

  • Renouvellement des congés maladie ordinaires (CMO)

Le congé maladie ordinaire couvre les pathologies nécessitant un arrêt de moins de trois mois maximum. Actuellement un·e agent·e en congés maladie ordinaire (CMO) dont l’état de santé nécessiterait un prolongement peut s’adresser à un médecin pour cela. Avec ce décret, seul le médecin qui l’a prescrit au départ pourrait le prolonger. À défaut, son arrêt ne sera pas considéré comme un prolongement, ouvrant donc la voie à un nouveau jour de carence.

  • Renouvellement des congés longue maladie (CLM) et congés longue durée (CLD)

Le congé de longue maladie correspond aux maladies imposant un arrêt de plus de trois mois comme les cancers et de nombreuses pathologies lourdes. Aujourd’hui un·e agent·e placé·e en CLM doit le renouveler auprès d’un médecin au bout de 3 à 6 mois. Avec ce décret, il aurait l’obligation de le renouveler tous les deux mois, quelle que soit sa situation de santé. Il en irait de même pour le congé longue durée (CLD). Pour l’agent·e malade : la contrainte du retour régulier devant le médecin, pas toujours simple dans certains déserts médicaux, l’incertitude récurrente de son renouvellement

  • Temps partiel thérapeutique

Aujourd’hui un agent peut être placé en temps partiel thérapeutique immédiatement sur prescription du médecin. Avec ce décret, l’administration disposerait d’un délai de 30 jours pour organiser le temps partiel, délai au cours duquel elle pourrait engager sa contestation. Pour l’agent malade :  soit continuer à travailler sans aménagement alors qu’il en est incapable, soit basculer en congé de maladie ordinaire, avec jour de carence et baisse de 10 % de la rémunération. Et l’incertitude de la décision.

  • Contrôle et sanctions

Alors que rien ne justifie une telle mise en cause de leur probité, le projet de décret introduit une nouvelle modalité de contrôle administratif, et non plus seulement médical, du respect des obligations sur les horaires de sortie des agent·es en congé de maladie. Alors même que ces horaires sont une disposition archaïque au regard de la plupart des pathologies, et que les soins eux-mêmes nécessitent souvent des déplacements, parfois loin du domicile, le projet de décret crée une nouvelle sanction. L’agent·e qui n’aurait pas été présent.e lors d’un contrôle administratif inopiné perdrait définitivement et sans appel le maintien de leur rémunération ou leur indemnité journalière.


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Déclaration des 8 organisations syndicales représentatives de la Fonction publique en vue de la journée internationale des services publics du 23 juin 2026

SNASUB-FSU


 

Au service de l’intérêt général, les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP, réaffirment que les services publics sont essentiels pour le progrès social, économique et écologique, pour garantir les conditions de vie et de travail, pour lutter contre les inégalités, garantir les droits, parvenir à l’égalité entre les hommes et les femmes, et assurer la cohésion sociale et territoriale de notre pays.

Les services publics protègent la démocratie contre l’autoritarisme, le clientélisme en garantissant la transparence, la responsabilité et l’indépendance des administrations publiques ; c’est l’un des fondements du statut général des fonctionnaires.

En France, l’accès à de nombreux services publics est facilité pour tous. Nombre d’entre eux sont gratuits ou peu onéreux.

Or, par manque de moyens budgétaires depuis plusieurs années, la situation des services publics se dégrade. Les agent·es publics doivent faire face aux coupes budgétaires, aux postes non pourvus, à la dégradation de leurs conditions de travail. Cette situation affaiblit le service public rendu aux citoyen·nes.

Il est temps de soutenir tous les services publics et leurs agent·es. Il est temps de réinvestir dans la fonction publique.

Après des années de refus gouvernementaux de prendre les mesures financières pour revaloriser leur rémunération, la situation salariale des agent·es de la fonction publique, titulaires et contractuel·les, est devenue urgente. La crise d’attractivité est réelle. Elle est aggravée par des conditions de travail de plus en plus difficiles.

C’est pourquoi à l’approche de la journée internationale des services publics du 23 juin 2026, les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP l’affirment : le gouvernement et le parlement ne peuvent plus regarder ailleurs, toutes les mesures nécessaires doivent être prises sans délai !

Un service public de qualité aux citoyen·nes nécessite des moyens humains, financiers et techniques.

La hausse du SMIC prévue par la loi pour compenser la forte inflation au 1er juin et le déclenchement de l’indemnité différentielle pour 862 000 agent·es dont la rémunération indiciaire est passée en dessous du SMIC montrent combien la politique salariale en vigueur conduit à l’appauvrissement de nombreux·ses agent·es de la fonction publique et obère toute reconnaissance de la carrière pour un nombre croissant d’entre elles et eux.

Après le courrier qu’elles ont adressé au Premier ministre lui demandant à être reçues, le ministre de l’Action et des Comptes publics, en charge de la fonction publique, a annoncé la tenue d’un « rendez-vous salarial » le lundi 6 juillet. Ce ne peut être un premier signe d’ouverture, qu’à la condition que le ministre y annonce des mesures indiciaires générales à la hauteur des enjeux !

Enfin, parce que nous considérons que la fonction publique doit pouvoir assurer la continuité du service public, nos organisations demandent des mesures concrètes et urgentes et rappellent leur volonté d’être reçues par le Premier ministre.

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Comment assurer sa sécurité face aux produits CMR dans les laboratoires d’EPLE ?

SNASUB-FSU

Le Convergences « Comment assurer sa sécurité face aux produits CMR dans les laboratoires d’EPLE ? » contribue à défendre vos conditions de travail, sans remplacer les guides professionnels :

  • Réduire l’exposition aux substances CMR des personnels techniques de laboratoires ;
  • Prévenir les risques liés à l’exposition aux CMR et aux Agents Chimiques Dangereux (ACD) dans les laboratoires scolaires ;
  • Améliorer la sécurité des élèves, apprenti·es, étudiant·es, enseignant·es et personnels ;
  • Réaffirmer collectivement les règles et procédures à respecter lors des travaux pratiques ;
  • Revendiquer le respect du cadre réglementaire ;
  • De se questionner : Ai-je une notice de poste ? Ai-je été formé·e et suffisamment informé·e ? Existe-t-il des protocoles adaptés à mon environnement de travail ?

 

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Fusion Abes-Amue : le SNASUB-FSU engagé, l’intersyndicale coordonnée contre un projet à la dérive

SNASUB-FSU

La fusion AbesAmue continue de s’imposer comme un projet conduit dans la précipitation, l’opacité et le mépris du dialogue social. Un mois après la sortie du Cines, ce communiqué vous informe de la démission soudaine du directeur de l’Abes, en pleine phase stratégique, qui acte l’échec d’une gouvernance incapable d’assumer ses choix et qui passe en force. 
Ces changements de périmètre, décidés sans concertation, fragilisent et épuisent les collègues !!
Parce que nos métiers sont en jeu, le SNASUB-FSU vous appellent à lire le communiqué intersyndical !

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Appel intersyndical pour le 1er mai : Du pain, la paix et la liberté

SNASUB-FSU

Le premier mai c’est NOTRE journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde. C’est la mobilisation qui nous a permis de l’arracher il y a plus de 100 ans et de la conserver il y a quelques jours, alors que les macronistes alliés à la droite et à l’extrême droite ont tenté de faire passer une loi pour contraindre 1,4 millions de salarié·es à travailler ce jour-là. Nos manifestations cette année seront l’occasion de fêter cette victoire et d’alerter solennellement politiques et patronat : on ne TOUCHE pas au 1er mai !

Ce premier mai, nous appelons l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à manifester contre la vie chère, pour exiger que notre travail soit rémunéré comme il se doit. Alors que les prix de l’énergie explosent, nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. Dans le même temps, la pauvreté ne cesse de progresser chez les jeunes qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage… Côté étudiant, le coût de la vie a grimpé de 30% tandis que les bourses étudiantes, elles n’ont pas augmenté. Pourtant, les dividendes atteignent des records et les entreprises touchent chaque année 211 milliards d’aides sans condition ni contrepartie. Dans le privé comme dans le public, les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix. Les entreprises qui discriminent doivent être sanctionnées. Les aides publiques doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics. Les prix de l’énergie doivent être bloqués pour mettre fin à la spéculation.

Ce premier mai, nous manifesterons aussi pour la paix, en solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international.
Enfin, nous manifesterons pour exiger des perspectives de progrès. La fuite en avant vers toujours plus de profits mène dans le mur. Il n’y a pas de planète B. Nous voulons que les richesses que nous produisons par notre travail financent la transition environnementale et notamment la sortie de la dépendance aux hydrocarbures, les services publics et la protection sociale. Nous voulons une industrie qui nous permette de produire local et durable. Nous voulons que le progrès technologique permette la réduction du temps de travail. Nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et antifasciste. Nous voulons vivre dans un monde de paix, d’égalité et de liberté !

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