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Mise en avant

Motion adoptée par le bureau national du 7 avril 2020

Circulaire Bureau national du 7 avril 2020
Crise sanitaire du Covid-19 : protéger les personnels,
assurer les missions prioritaires de nos services publics et
préparer l’avenir…

LE SNASUB-FSU, ENGAGE AU QUOTIDIEN !

En annonçant le jeudi 12 mars 2020 la fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées et des universités, Emmanuel Macron engageait le pays sur la voie du confinement. Si cette décision politique était prévisible, attendue par certain.es et redoutée par d’autres, elle n’en a pas moins été brutalement ressentie par nombre de nos collègues.

Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans la crise sanitaire que nous vivons : sous-évaluation de la situation, poursuite des politiques d’austérité menées depuis des années (réduction du nombre de lits dans les hôpitaux, réduction des effectifs de personnels soignants, dotation budgétaire insuffisante pour le matériel médical…). Il a tenu des propos contradictoires, prétendant d’abord rassurer en janvier sur le fait que le Covid- 19 resterait hors des frontières, puis en présentant les capacités sanitaires comme suffisantes pour faire face à la maladie et, enfin, en blâmant en mars celles et ceux qui sortaient de chez eux et qui devenaient alors les responsables de l’expansion de l’épidémie.

Pourtant, ce qui a prédominé, c’est la conscience partagée largement de la nécessité de mesures drastiques pour ralentir et limiter la progression de l’épidémie afin de sauver des vies humaines. C’est cette conscience qui a forgé ce consentement large, très exceptionnel et temporaire, à renoncer à des libertés aussi fondamentales que celles de circuler librement ou de se réunir.

Le SNASUB-FSU a considéré pour sa part que l’intérêt général dictait de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour assurer les tâches urgentes et nécessaires pour la continuité du service de rester chez eux !

Il n’en reste pas moins lucide quant au fait que la crise sanitaire produite par la pandémie de covid 19 a fait entrer la France, à l’instar du reste du monde, dans une situation exceptionnelle qui révèle grandeur nature tous les périls sociaux que font courir le développement des inégalités sociales, la privatisation des services publics et les politiques d’austérité menées depuis des décennies au nom d’un néolibéralisme ravageur.

L’engagement des agents publics, qui se rendent au travail pour permettre la continuité du service, qui exercent leurs missions en travaillant confiné.es à leur domicile ou qui sont en situation de travail empêché (notamment du fait de leurs fonctions non « télétravaillables », pour préserver leur santé et celles des autres ou bien garder leurs enfants) montre combien le sens de l’intérêt général qui les animent est constitutif et essentiel à la solidarité et à la préservation des droits sociaux de toutes et tous.

Pour autant, le SNASUB-FSU ne saurait accepter qu’en cette période exceptionnelle ne soient prises des mesures d’exception qui inscriraient dans le droit ordinaire ou dans la durée de nouvelles dégradations des conditions de travail et de vie pour les salarié.es, de nouveaux reculs démocratiques et des libertés publiques.

Le gouvernement a choisi d’instaurer un état d’exception, un état d’urgence sanitaire, au motif de préserver les conditions sanitaires, sociales et économiques de toutes et tous, de permettre de soutenir l’économie et d’assurer le fonctionnement des services publics. Certains choix législatifs et budgétaires opérés paraissent aller dans ce sens (continuité des revenus, soutien au financement du chômage technique, élargissement de la trêve hivernale, abrogation temporaire du jour de carence…) mais de nombreux autres apparaissent surtout pris pour préserver les intérêts privés des plus riches dans la continuité de la politique gouvernementale menée depuis 2017. Par exemple, contrairement à d’autres pays de l’UE, la France a refusé d’interdire le versement de dividendes aux actionnaires pour que les entreprises concernées puissent faire face aux paiements des salaires notamment. De même, il est totalement INACCEPTABLE que sous prétexte de renforcer l’économie à la fin du confinement, le gouvernement s’accorde le droit par ordonnance de revenir sur des acquis pour les salarié.es, notamment en augmentant dans le privé le temps de travail à 60 heures hebdomadaires dans certains secteurs d’activités.

Le plan de garantie prévu à hauteur de 300 milliards pour soutenir les entreprises vis-à-vis de leurs créanciers si leur activité était trop réduite ou à l’arrêt n’est assortie d’aucunes conditions sociales pour les salarié.es.

Les services publics font à nouveau la preuve qu’ils sont une garantie essentielle pour les droits de toutes et tous !

Il faut les soutenir, les renforcer et reconnaître enfin l’engagement sans faille de leurs personnels au service de l’intérêt général.

Les personnels de la fonction publique ne seront sans doute pas non plus épargnés par des pressions inadmissibles sur leurs conditions de travail, notamment le temps de travail ou du droit à congés. Si la réglementation en vigueur permet de faire face à des situations exceptionnelles, le SNASUB-FSU s’oppose à toute application autoritaire de celle-ci.

Au global, l’approche incohérente et les discours ministériels contradictoires (relevant parfois du déni) ont surtout empêché les services et les établissements de mieux s’organiser. Comment ne pas constater que la continuité du service est aussi assumée aujourd’hui dans un contexte massif de télétravail inadapté à nos organisations, sans outils mis à disposition, à l’aide des équipements personnels de nombreux collègues, sur leurs moyens propres ? Comment ne pas saluer l’élan de volontariat qui anime la majorité des agents pour assurer la continuité du service public ou les missions exceptionnelles de solidarité ? Cela démontre que les personnels n’ont pas besoin d’injonctions autoritaires pour assurer leurs missions !

Pour le SNASUB-FSU, ce qui apparaît, c’est l’incurie des approches managériale et austéritaire que subissent les services publics et leurs salarié.es. Fondées sur de prétendues « rationalisations » pour pallier les coupes budgétaires de la réduction dogmatique des dépenses publiques, sur une mise en concurrence des personnels entre eux au nom de leur « performance », sur l’affaiblissement du statut au profit du contrat de gré à gré…

Ce qui apparaît c’est que la défense intrinsèque de l’intérêt général est au coeur de la culture professionnelle des agents publics.

Des mesures d’urgence nécessaires sont à prendre ! Il faut :

  • renforcer les mesures de sûreté sanitaire et de protection des personnels appelés à travailler en présentiel : (masques, blouses, combinaisons, gel hydroalcoolique…) ;
  • assurer la disponibilité massive de tests de dépistage pour préparer le déconfinement ;
  • reconnaître comme maladie professionnelle toute contamination au travail par le Covid-19 ;
  • abroger définitivement le jour de carence en cas d’arrêt maladie ;

Le SNASUB-FSU exige également d’autres mesures ! Il faut :

  • reconnaître le travail des personnels par la revalorisation des carrières et des rémunérations, par des mesures générales et non des mesures particulières qui divisent : dégel de la valeur du point d’indice, requalification des emplois et promotion des personnels ;
  • abroger la loi dite de « transformation de la fonction publique » qui affaiblit le statut et la représentation syndicale des personnels dont la situation montre combien elle est essentielle au fonctionnement des services publics.
  • un plan de création massive d’emplois titulaires pour répondre à tous les besoins nouveaux créés par la crise sanitaire, pour renforcer et redéployer toutes les missions de service public ;
  • un plan de renforcement des budgets publics et sociaux et une réforme fiscale qui soit guidée par le principe de répartition des richesses finançant les droits sociaux de toutes et tous ;

De ce point de vue, le SNASUB-FSU appelle tous les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la culture à signer l’appel « PLUS JAMAIS ÇA ! CONSTRUISONS LE JOUR D’APRÈS ! » porteur de propositions pour « reconstruire ensemble un futur écologique, social et démocratique ».

Le SNASUB-FSU condamne les dispositions législatives et les ordonnances gouvernementales prises en mars et en avril qui visent à déréglementer toujours plus le Code du travail et la protection des salarié.es du privé : notamment celles en matière de temps de travail, de RTT et de droit à congés. La crise sanitaire actuelle ne peut pas servir d’opportunité au gouvernement pour continuer son oeuvre de casse sociale.

Pour ce qui concerne les agents publics, titulaires et non titulaires, nous agirons de façon extrêmement déterminée pour le respect de nos droits ordinaires à congé et notamment contre toute contrainte hiérarchique à poser des jours de congés le cas échéant.

Le SNASUB-FSU assure de sa solidarité les personnels de santé, celles et ceux de la fonction publique hospitalière notamment. Il réaffirme la nécessité d’une autre politique de santé qui soit fondée sur la réponse aux besoins et non sur l’austérité et la concurrence.

Mise en avant

Coronavirus : l’heure est à la solidarité et à la protection de toutes et tous pour endiguer l’épidémie !

Syndicat national de l’administration scolaire universitaire et des bibliothèques
Fédération syndicale unitaire

Pour endiguer l’épidémie de COVID-19 qui se répand dans le pays, la meilleure protection réside dans ce que les scientifiques appellent la « distanciation sociale » et dans les mesures et gestes barrières !


Le développement de l’épidémie s’accélère !


L’heure est à la solidarité et à la mise en protection !


Assez de confusion !

Ces 5 derniers jours, la crise sanitaire créée par le coronavirus s’est aggravée et la France a basculé dans une situation inédite !

La fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées, des universités, des bibliothèques, des services doit aussi aboutir à des fonctionnements à effectifs les plus restreints possibles pour assurer la continuité de service nécessaire, rien de plus ! 

C’est simplement une question d’organisation pratique de la « distanciation sociale », incontournable pour faire reculer l’épidémie. C’est simplement le devoir de protection des personnels !

Ce qui peut être organisé en télétravail doit l’être sans délai.
Ce qui ne peut pas doit être réduit au strict nécessaire.
Les collègues en autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants ne peuvent être sommés d’avoir en plus à organiser un télétravail.

L’intérêt général dicte donc de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour des tâches immédiates et de première nécessité pour la continuité du service de rester chez eux !
Il s’agit là aussi d’un acte pratique de solidarité que de se protéger soi pour protéger les autres.


Pour les personnels dont la présence physique est requise sur le lieu de travail pour assurer la continuité de service minimale et nécessaire, il est impératif qu’ils bénéficient des conditions de protection et d’hygiène renforcées nécessaires (distances suffisantes entre les postes de travail, nécessaire de nettoyage des postes et outils de travail, gants, masques, gel hydroalcooliques, etc…)

Le SNASUB-FSU demande que les situations financières et sociales des personnels soient préservées tout le temps de l’épidémie et des mesures de confinement qui viennent d’être annoncées : pas de jour de carence appliqué en cas de maladie, pas de retenue sur salaire de quelque nature que ce soit, pas d’interruption, de non-renouvellement ou de fin de contrat pour les personnels non-titulaires…

La communication ministérielle a semé la confusion entre jeudi et dimanche après-midi. Le résultat est que ce lundi matin, services et établissements ont dû rattraper ce temps perdu en impréparation et en cafouillage !

Assez tergiversé !

Tout ce qui est hasardeux doit être stoppé sans délai ! Les effectifs doivent être réduits au juste nécessaire pour assurer la continuité immédiate de service et les missions soutenant l’investissement des personnels soignants ou la recherche sur le coronavirus.

  • En cas de difficulté à faire valoir votre droit à vous protéger pour protéger les autres,
  • en cas d’exigence zélée vous demandant de vous déplacer pour venir au travail sans motif immédiat de continuité du service,
  • en cas de situation de travail ne respectant pas les conditions d’hygiène et de sécurité nécessaire,
prenez contact avec les représentant-es du SNASUB-FSU de votre section académique ou d'établissement,
 ou adressez un courrier électronique à : snasub.fsu@snasub.fr

Abroger Parcoursup, en finir avec la sélection et financer l’enseignement supérieur public, c’est possible ! Et dès à présent !

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

La force du mouvement lycéen et étudiant, soutenu par les organisations syndicales, a contraint Emmanuel Macron et le gouvernement à reconnaître qu’il fallait faire évoluer Parcoursup.

Mais les aménagements annoncés pour 2027 sont complètement à côté des enjeux et ne répondent pas aux revendications. Quant à la « refonte » pour 2028, elle n’engage pas le gouvernement. Pour la FSU, abroger Parcoursup, et renouer avec l’ambition d’un système éducatif émancipateur pour toutes et tous qui ouvre réellement les portes de l’enseignement supérieur et l’accès aux qualifications, c’est possible et nécessaire !

Parcoursup est avant tout un outil de sélection introduit par la Loi ORE en 2018, conséquence du refus d’augmenter le nombre de places à l’université à la hauteur des besoins. Il est le symbole d’une politique malthusienne qui trie et classe les bacheliers pour écarter une partie de la jeunesse, généralement issue des milieux populaires, de l’accès aux études.

Les conséquences en sont largement connues et dénoncées tant par les organisations syndicales que par la mobilisation des lycéen·nes et étudiant·es.

Pour en finir avec la sélection, il faut financer en urgence 150 000 places dans l’enseignement supérieur public. L’augmentation de 15 000 places dont 10 000 en BTS est loin du compte pour garantir le droit de tou·tes les bachelier·es à poursuivre les études supérieures de leur choix. Pour cela, il manque 1,5 milliard d’euros au projet de budget pour l’enseignement supérieur dans le PLF 2027. Cela représente 0,9 % des 166 milliards d’aides aux grandes entreprises que Bercy reconnaît avoir versés en 2024.

Il faut remplacer la logique de sélection par une procédure d’affectation dans l’enseignement supérieur public qui permette la hiérarchisation des vœux a priori par les bachelier·es, et le traitement à égalité des candidat·es. Le baccalauréat doit rester le premier grade universitaire ouvrant la liberté d’inscription à l’université.

Contrairement à ce que prétend le gouvernement, l’abrogation de Parcoursup est possible et finançable. C’est une urgence sociale, éducative et démocratique ! Le gouvernement ne peut ignorer cette revendication portée par des centaines de milliers de lycéennes, étudiant.es, personnels de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, parents, citoyen·nes depuis des semaines.

Des mesures immédiates doivent être prises au budget 2027 pour l’accès de toutes et tous les bachelier.es à la filière de leur choix et l’amélioration des conditions d’étude.

La FSU sera donc présente dans les manifestations du samedi 31 octobre aux côtés de la jeunesse et de la population, pour les salaires et les services publics. 

La FSU appelle les personnels à amplifier la mobilisation en s’engageant massivement dans la grève et les manifestations unitaires le 5 novembre et à discuter sur les lieux de travail des suites de cette journée. Elle a déposé un préavis de grève pour l’ensemble du mois de novembre et proposera à ses partenaires syndicaux d’amplifier la mobilisation. Une brèche s’est ouverte, élevons le rapport de force !


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Attentat terroriste raciste à Trappes et à La Verrière : la haine tue

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

Vendredi 23 octobre, un homme armé d’un pistolet-mitrailleur a ouvert le feu sur des passant·es à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, assassinant Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans, et faisant plusieurs blessé·es graves, dont une fillette de 12 ans touchée par huit balles.

La FSU exprime son horreur et sa profonde indignation face à cet attentat terroriste raciste. Elle adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Pengo Bossio Wangi, ainsi que tout son soutien aux personnes blessées et à leurs familles. Elle exige que toute la lumière soit faite sur les motivations de l’auteur présumé, les circonstances de cet attentat et ses éventuelles ramifications.

Cet attentat intervient dans un contexte de banalisation durable et d’intensification des discours racistes, islamophobes et xénophobes dans le débat public, sous l’impulsion de l’extrême droite et d’une partie de la droite, avec le relais de certains médias. Les personnes musulmanes ou perçues comme telles, les personnes immigrées ou supposées étrangères et, plus largement, les personnes racisées sont régulièrement désignées comme des boucs émissaires, stigmatisées et déshumanisées, jusqu’à être présentées comme des ennemis de l’intérieur. À l’approche de l’élection présidentielle, cette surenchère dans les discours de haine est particulièrement inquiétante. Ces discours ne sont pas sans conséquences : ils légitiment les préjugés racistes et contribuent à créer un climat propice aux passages à l’acte violents.

Face à cette montée de la haine raciste, la FSU réaffirme sa détermination à combattre toutes les formes de racisme, d’islamophobie, d’antisémitisme et de xénophobie. Chacune et chacun doit pouvoir vivre en sécurité, sans avoir à craindre pour sa vie en raison de son origine, de sa couleur de peau ou de sa religion réelle ou supposée. La FSU exige des pouvoirs publics qu’ils prennent des mesures fortes pour prévenir les violences racistes, protéger les personnes qui en sont la cible et combattre les discours de haine qui contribuent à les légitimer.

La FSU appelle à participer aux rassemblements contre toutes les formes de racisme qui seront organisés dans des cadres unitaires dans les prochains jours.


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Un 17 octobre massif entre colères, répressions et violences

SNASUB-FSU

[Communiqué]

Les énormes manifestations du 17 octobre ont montré l’ancrage de la colère de la jeunesse, son expansion à une colère sociale plus large et l’escalade du pouvoir dans sa surdité comme dans sa dangereuse stratégie du maintien de l’ordre.

Ainsi, à Toulouse, la police a attaqué le carré de tête syndical et blessé les premières responsables départementales. Alors que la manifestation avait été déposée en préfecture par la CGT et la FSU, et qu’elle était organisée et pacifique, le choix a clairement été celui de la répression.

La police a fait usage de grenades de désencerclement en visant le carré de tête syndical. Les deux co-secrétaires départementales de la FSU, Charlotte Andrieu et Alexandra Nougarède, une membre du bureau départemental de l’union départementale de la CGT, Pauline Salingue, et la secrétaire générale de la CGT Services Publics, Natacha Pommet, ont été blessées. Des membres des services d’ordre de la FSU et de la CGT également. Les quatre représentantes syndicales ont été évacuées. La FSU leur apporte tout son soutien. Elle exige que toute la lumière soit faite sur ces violences inacceptables et que les responsables à tous les niveaux soient sanctionnés.

Après les coups contre le carré de tête de la manifestation lyonnaise le 13 octobre, c’est la deuxième fois en quelques jours que des militant·es syndicaux sont visé·es et blessé·es par les forces de l’ordre. Plus globalement, de nombreux faits et témoignages confirment que le mouvement des jeunes est l’objet d’une répression policière inacceptable, appuyée par les propos irresponsables du ministre de l’Intérieur, qui légitime une réponse policière et judiciaire disproportionnée face à une mobilisation de jeunes mineur·es et majeur·es.

Aujourd’hui, à Paris comme dans de nombreuses villes, les forces de l’ordre sont intervenues avant même le début des manifestations, nassant les manifestant·es et les noyant à coup de lacrymogènes.

La FSU dénonce une stratégie qui met à mal l’exercice de libertés fondamentales, à commencer par celles de manifester, dans des cadres posés et organisés.

Aux abois, le gouvernement s’enferre dans une stratégie dangereuse, amalgamant les mobilisations des lycéen·nes et étudiant·es, des salarié·es, des parents d’élèves et des retraité·es avec les agissements violents d’une minorité que la FSU condamne. Ce choix irresponsable qui traite un mouvement social légitime comme des « violences urbaines » ne peut qu’aggraver la situation sociale et affaiblir la démocratie, en invisibilisant les revendications qui s’expriment avec force, après 10 ans de macronisme qui laissent le pays dans un état économique et social désastreux.


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Égalité professionnelle : la FSU refuse un accord de façade

SNASUB-FSU

[Communiqué]

La FSU ne signera pas le projet d’accord-cadre sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique. Les intentions, les guides, les chartes et les expérimentations, ont des effets concrets très limités, voire inexistants, sur la vie professionnelle des agentes. La FSU refuse de cautionner un accord de façade.  L’égalité professionnelle ne peut se construire à moyens constants et sous contrainte austéritaire.

Des intentions ne font pas des droits 

Après dix-huit mois de négociations et une vingtaine de groupes de travail, le compte n’y est pas. Malgré l’engagement de la FSU et les nombreuses propositions portées, le gouvernement persiste à privilégier les intentions, les expérimentations et la communication plutôt que des droits nouveaux, des moyens et des mesures contraignantes.

La mobilisation de la FSU a permis d’obtenir des avancées, notamment sur la protection des victimes de violences intrafamiliales, avec la création d’autorisations spéciales d’absence dont la durée reste toutefois à définir, et sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail, notamment avec la transcription de la définition du harcèlement sexuel dans le code du travail. Mais ces avancées demeurent insuffisantes. Quant au congé hormonal, l’expérimentation annoncée reste bien éloignée de notre revendication d’un droit nouveau, garanti pour toutes les agentes.

Un accord qui passe à côté de l’essentiel

L’égalité salariale est la grande absente de cet accord. Alors que les agentes gagnent en moyenne 282 euros de moins par mois que leurs collègues masculins, aucune mesure structurelle ne vient revaloriser les métiers les plus féminisés et les moins rémunérés, notamment ceux des AESH et des agentes de catégorie C, ni corriger les inégalités liées aux primes et aux carrières. Dans le même temps, le gouvernement maintient la baisse de rémunération de 10 % en congé maladie ordinaire, y compris pour les femmes enceintes. La FSU dénonce l’hypocrisie qui consiste à prétendre promouvoir l’égalité tout en organisant de telles régressions.

Nos combats continuent

Après les accords de 2013 et de 2018, il ne suffit plus d’étudier, d’encourager ou de sensibiliser. Il faut agir. L’égalité professionnelle exige des revalorisations salariales, des droits effectifs et opposables, des moyens humains et financiers et des obligations pour les employeurs publics.

La FSU reste déterminée à faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle continuera à construire les mobilisations féministes les plus larges pour gagner l’égalité et à défendre ses revendications à tous les niveaux et dans toutes les instances, pour gagner de nouveaux droits opposables. L’égalité ne se décrète pas dans un accord de façade, elle exige des droits, des moyens et une volonté politique.


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Le 13 octobre, mobilisé·es !

SNASUB-FSU

[Communiqué]

Pour l’éducation, pour nos métiers, pour nos salaires

Pour une école émancipatrice

Aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es

Depuis plusieurs semaines les lycéen·nes et les étudiant·es sont mobilisé·es pour exiger des moyens pour améliorer leurs conditions d’étude : moins d’élèves par classe et d’étudiant·es par groupe de TD, plus d’enseignant·es et des équipes pluriprofessionnelles au complet, des bâtiments dignes et adaptés au changement climatique, l’abrogation de Parcoursup et plus de places à l’université. La journée du 8 octobre fait de nouveau la démonstration de leur détermination.

Depuis le début de leur mobilisation, la FSU est à leur côté devant les lycées, dans les universités, dans les rassemblements et manifestations pour les soutenir et imposer le respect de leur droit à manifester pacifiquement, sans être confronté·es à la violence et à la répression policière.

Leurs revendications rejoignent en grande partie celles que nous portons dans nos propres mobilisations depuis des années. Elles sont la conséquence de choix politiques et budgétaires qui ont affaibli le service public d’éducation : suppressions de postes, réforme du lycée, du bac et de l’accès aux universités, recentrage sur les « fondamentaux », pilotage du système par les évaluations, développement de l’emploi contractuel au détriment de l’emploi statutaire, et paupérisation des personnels par le gel sans cesse reconduit de la valeur du point d’indice, qui ne cesse d’aggraver la crise des recrutements.

Le 29 septembre, les personnels de la fonction publique se sont mobilisés massivement pour l’augmentation de leurs rémunérations, la revalorisation de leurs carrières, le dégel du point d’indice et son indexation sur l’inflation, ainsi que pour défendre et renforcer les services publics.

Tout montre que le gouvernement est en position de faiblesse et que le mouvement social est en position de force. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour ouvrir des perspectives de victoires. Après avoir été en soutien du mouvement lycéen, en étant à leurs côtés, la FSU appelle les personnels à s’engager pleinement dans cette mobilisation.

Alors que s’engage le débat budgétaire pour 2027, il est urgent d’amplifier la mobilisation pour porter nos revendications et exiger d’autres choix pour la jeunesse :

  • l’annulation des suppressions de postes dans l’éducation nationale annoncées dans le projet de budget 2027 et une loi de programmation pour recréer les emplois supprimés et créer les emplois nécessaires
  • l’annulation des suppressions d’emploi dans les universités
  • la baisse du nombre d’élèves par classe et d’étudiant·es en groupe de TD
  • un plan de financement du bâti scolaire à hauteur de 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans
  • l’abrogation de Parcoursup et l’ouverture de places en nombre suffisant dans les universités
  • le recrutement d’AESH en nombre suffisant et la création d’un statut de catégorie B
  • un cadre serein d’apprentissage de savoirs émancipateurs et ambitieux pour toutes et tous
  • l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation, et des mesures d’égalité salariale entre les femmes et les hommes

La FSU appelle les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement agricole, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des collectivités territoriales et de la protection judiciaire de la jeunesse à se mobiliser massivement par la grève et à participer aux manifestations le mardi 13 octobre.


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La FSU, toujours mobilisée aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es !

SNASUB-FSU

[Communiqué]

Le 6 octobre, la mobilisation lycéenne et étudiante a été massive et réuni des centaines de milliers de lycéen·nes et d’étudiant⋅es, dans des cortèges revendicatifs, festifs et joyeux, accompagnés et soutenus par de très nombreux personnels et parents d’élèves.

Les revendications portées par la jeunesse du point de vue des usagers du service public d’éducation et de l’enseignement supérieur, sur les moyens, le nombre d’élèves par classe ou d’étudiants par TD, la nécessité d’équipes pluri-professionnelles complètes, ou le bâti scolaire résonnent avec celles que portent les personnels qui les soutiennent pleinement.

Les manifestations et rassemblements se sont généralement déroulés pacifiquement le 6 octobre. La FSU attend que le droit des lycéen·nes et des étudiant⋅es à s’exprimer, à revendiquer, à manifester soit respecté.

Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée.

Les organisations lycéennes et étudiantes poursuivent le mouvement en appelant les jeunes à manifester à nouveau le jeudi 8 octobre. Le gouvernement doit leur apporter des réponses en améliorant réellement leurs conditions d’étude.

La FSU appelle l’ensemble des personnels à poursuivre leur action de solidarité avec la mobilisation de la jeunesse, à continuer d’être aux côtés des lycéen·nes et étudiant⋅es en se mobilisant avec elles et eux, dans les manifestations et rassemblements du jeudi 8 octobre, y compris par la grève.

À leurs côtés, la FSU promeut une tout autre école, émancipatrice et démocratique, de la maternelle à l’université. Elle construit les mobilisations des personnels en ce sens.


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Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie

SNASUB-FSU

[Communiqué intersyndical]

Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services.

Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux mégafeux. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut.

La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité.

Après le succès de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations syndicales appellent l’ensemble des salarié.e.s du public comme du privé, des jeunes et des retraité.e.s, à franchir une nouvelle étape : faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain.

Nous demandons :

  • L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes
  • L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO
  • L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique
  • L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…)
  • Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés
  • L’augmentation des moyens de nos services publics pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique
  • Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques.

Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.

Premières organisations signataires : CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU


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Mobilisations et répression : La FSU se tient aux côtés des lycéen⋅nes et des étudiant·es

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejoint·es ces derniers jours par les étudiant·es. A Rennes, Marne-la-Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Rouen… certains campus ont d’ores et déjà été fermés.

Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe ou d’étudiant⋅es par groupes de TD, emplois du temps intenables, accès toujours plus difficile, voire rendu impossible, aux études supérieures, hausse des frais d’inscription … leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient. Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables et du manque de places dans les formations supérieures publiques, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.

Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.

La FSU condamne fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéen·nes et étudiant·es aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.

La FSU apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.

Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’Ecole et l’université forment des futur·es citoyen·nes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir….  La FSU se tient donc aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es, pose un préavis de grève sur toute la période et appelle les personnels de l’éducation à accompagner ces élèves et étudiant·es, et à les protéger de la répression.

Dans les prochains jours, la FSU fera le bilan de cette semaine et proposera des suites rapides pour les personnels dès la semaine prochaine y compris par la grève.

Après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation, le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante et face aux conséquences du nouveau budget d’austérité, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.


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[Communiqué] 54 milliards de raisons de faire grève le 29 septembre !

SNASUB-FSU

Les projets de budget 2027 s’annoncent encore plus catastrophiques qu’envisagé. Pendant des semaines, Sébastien Lecornu et ses ministres ont alimenté le petit jeu des ballons d’essais budgétaires pour tester les réactions de l’opinion publique à différentes mesures d’économies. Une façon de préparer le terrain à un budget d’austérité, et une stratégie sans nul doute teintée d’arrière-pensées politiciennes pour passer le cap du vote des budgets de l’État et de la Sécurité Sociale.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, évoquait 30 milliards d’économies. Le premier ministre a confirmé que la potion serait encore plus amère : les projets de budgets 2027 visent un objectif de 54 milliards d’économies ! Encore une fois, le pouvoir macroniste fait le choix de compresser les dépenses publiques et sociales plutôt que d’augmenter les recettes. Selon le premier ministre le « budget de l’Etat sera gelé en valeur l’an prochain » mais la Défense devrait tirer son épingle du jeu et son budget augmenter encore, vers un quasi doublement en 10 ans. Les grand·es perdant·es de ces projets de budgets : les agent·es, les retraité·es, les personnes malades ou accidenté·es, les collectivités territoriales et de manière générale les services publics, et donc l’ensemble de la population, puisque les services publics sont des leviers de redistribution et de cohésion sociale. Parce qu’elles sont majoritaires dans la fonction publique et qu’elles sont les premières usagères des services publics, surreprésentées dans les métiers les plus dévalorisés, les femmes seront encore plus durement impactées.

Dans la lignée du dogme de la politique de l’offre, un échec pourtant avéré, les grandes entreprises recevraient des cadeaux fiscaux supplémentaires. Chaque année, plusieurs centaines de milliards d’euros échappent aux budgets de l’État et de la Sécurité sociale. La FSU dénonce l’entêtement du gouvernement à refuser de mettre à contribution de manière significative les plus riches et ainsi d’utiliser l’impôt comme outil de la redistribution et de justice fiscale, sociale et écologique, alors que le taux de pauvreté est le plus élevé de ces 15 dernières années, que le dérèglement climatique fait des ravages, et que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants comme pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes nécessiterait des moyens massifs à tous les niveaux. La sécession fiscale des ultra riches ne peut qu’aggraver les fractures de la société et nourrir la colère sociale.

La FSU dénonce avec force le nouveau gel de la valeur du point d’indice des fonctionnaires avec lesquel·les Emmanuel Macron a manifestement un problème : aucune augmentation du point d’indice pendant son premier quinquennat, un maigre dégel en 2022 et 2023 imposé par le choc de la crise inflationniste de la guerre en Ukraine et puis plus rien. Il est le responsable de la paupérisation grandissante de ces femmes et de ces hommes qui tiennent pourtant des services publics exsangues à bout de bras. Ces derniers mois ont confirmé qu’en temps de crise, comme les récentes canicules, elles et ils incarnent concrètement l’intérêt général. L’ensemble des personnels du service public de santé, de l’éducation, du travail, de la territoriale et de la sécurité civile sont au service de la population. Le gouvernement continue sa stratégie cynique qui consiste à multiplier les remerciements aux agent·es de la fonction publique, escomptant ainsi la poursuite de leur engagement, sans jamais faire un geste pour leurs rémunérations et leurs conditions de travail. Cette nouvelle provocation ne peut donc rester sans réponse. De plus, elle s’ajoute aux 6 milliards d’économies envisagées sur le dos des retraité·es, diminuant d’autant leur pouvoir d’achat. Une coupe claire qui serait une profonde remise en cause du contrat social sur les pensions qui ne doivent pas perdre de valeur au cours du temps.

La FSU appelle les agent·es à se mettre massivement en grève à l’appel de toutes les organisations syndicales de la Fonction publique le 29 septembre. D’autres choix budgétaires et fiscaux sont possibles. Nos revendications salariales sont finançables : la seule taxe Zucman pourrait par exemple rapporter 20 milliards d’euros ce qui permettrait d’augmenter la valeur du point d’indice de 10 %.

Une grève massive à quelques jours du début du débat budgétaire enverra un signal fort au gouvernement et permettra d’envisager d’ancrer la mobilisation dans la durée.


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