Rémunérations des personnels de la fonction publique : l’urgence de mesures salariales ambitieuses

SNASUB-FSU

La FSU, avec l’ensemble des organisations syndicales, a claqué la porte du groupe de travail sur les carrières et les rémunérations.

En effet, le ministre David Amiel a ouvert la réunion en annonçant que des mesures immédiates étaient exclues et sans rien proposer d’autre que des discussions destinées à préparer l’après présidentielle. Cette nouvelle fin de non-recevoir est inacceptable !

La FSU a exigé :

des mesures d’urgence face à l’augmentation du prix de l’énergie et de l’inflation ;
des mesures immédiates de rattrapage du pouvoir d’achat notamment par le dégel du point d’indice ;
un plan pluriannuel de revalorisation des grilles pour les catégories A, B et C, accompagné de mesures indiciaires pour toutes et tous.

La FSU a dénoncé une politique volontaire de déclassement salarial de la Fonction publique, et de mesures vexatoires de réduction des droits dont tous et toutes les agent·es font les frais, singulièrement les femmes et les malades. Le gouvernement organise ainsi l’affaiblissement prolongé de la Fonction publique, preuve de son mépris pour ce qui relève de l’intérêt général.

La FSU demande depuis des mois l’ouverture de discussions sur les salaires et les carrières des agent·es de la Fonction publique. Les propos hors sol du ministre ne lui feront pas en rabattre sur ses prétentions. Il n’est pas question d’enjamber l’année 2026 et les mois qui nous séparent de l’élection présidentielle.

La FSU exige que de véritables négociations soient programmées et conduisent à des décisions dès 2026, notamment le dégel de la valeur du point d’indice, première étape d’un plan pluriannuel, aboutissant à l’attribution uniforme de 80 points sur l’ensemble de la grille indiciaire, combinée à une revalorisation d’au moins 20 % de la valeur du point d’indice et à son indexation sur l’indice des prix à la consommation.

C’est une urgence sociale et démocratique au regard du rôle des agent.es de la fonction publique dans les périodes de crise économique, sociale et écologique. Il est temps de rompre avec ces 10 ans de cadeaux aux plus fortunés et d’appauvrissement de celles et ceux qui œuvrent au service de la population.

La FSU appelle les agent·es de la Fonction publique à se mobiliser massivement le 1ᵉʳ mai pour les droits des travailleuses et de travailleurs et pour les salaires.

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URGENCE SALAIRES : stop à la paupérisation des agent·es publics !!!

SNASUB-FSU

Avec le SNASUB-FSU, défendons nos conditions de vie, refusons la smicardisation qui grignote peu à peu nos rémunérations, revendiquons de vraies mesures salariales pour la fonction publique !

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Non à la réduction des droits à autorisations spéciales d’absence (ASA)

SNASUB-FSU

Le gouvernement s’entête à maltraiter les personnels de la fonction publique, la FSU s’entête à les défendre !

Le motif affiché est d’unifier les pratiques en matière d’autorisations spéciales d’absence (ASA) de droit ou facultatives ou d’aménagement du temps de travail pour motif d’événements familiaux ou liés à la parentalité. En réalité, depuis le début, le gouvernement doit y voir une aubaine pour réduire les droits des personnels et leur envoyer un nouveau message de défiance.

La FSU, avec les autres organisations syndicales, a fait échouer une première tentative pour réduire la durée de l’ASA pour enfant malade de plus de 12 ans, et pour mariage ou PACS. Le projet de décret qui a été soumis au Conseil commun de la fonction publique mercredi 9 avril a pourtant reçu un vote contre unanime de la part des organisations syndicales.

Sa logique générale d’abord, est en elle-même une réduction des droits. Aujourd’hui le pouvoir d’appréciation des chefs de service leur confère une souplesse bienvenue pour accorder une ASA, par exemple pour se rendre à des obsèques, quand le service le permet. La rédaction du projet de décret prétend réglementer de manière limitative, et exclut de fait certaines situations, interdisant donc de les prendre en compte. Se rendre aux obsèques de sa grand-mère en rattrapant ses heures à un autre moment – un exemple d’ASA facultative possible aujourd’hui – ne pourrait par exemple plus être autorisé.

La FSU a déposé des amendements visant à maintenir les droits existants et à en conférer de nouveaux pour tenir compte notamment des évolutions de la société en matière de famille, et elle a soutenu les amendements qui allaient dans le même sens, mais le gouvernement a tout rejeté.

La FSU a déposé un amendement visant à ce que la réglementation tienne compte de la situation particulière des agentes soumis à des contraintes fortes dans l’organisation de leur travail, ne disposant pas de la possibilité de prendre des RTT ou de choisir leurs congés puisse être prise en compte, le gouvernement l’a aussi refusé.

La FSU dénonce une démarche sous-tendue par une conception démagogique et inepte de la fonction publique, qui dégraderait la situation faite aux personnels, les relations sociales au travail et l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle. Les agent·es publics qui œuvrent au quotidien au service de la population ne méritent pas un tel traitement et une telle mesquinerie.

À la suite du vote contre, le conseil commun de la fonction publique doit être reconvoqué. La FSU demande des évolutions substantielles sur la logique du texte et sur les droits spécifiques allant dans le sens de la sécurisation des droits existants et de l’obtention de nouveaux droits. En cas de refus, elle mettra toute son énergie pour mettre en échec la politique gouvernementale en la matière.

La FSU est déterminée à défendre les droits des agents, et à en conquérir de nouveaux. En parallèle des discussions sur les ASA, elle continue dans le cadre des discussions en vue d’un nouvel accord sur l’égalité professionnelle dans la fonction publique de porter l’exigence impérative de créer de nouveaux droits favoriser l’égalité en matière de santé – notamment par le congé hormonal –, d’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, d’éradication des violences sexistes et sexuelles et par-dessus tout de rémunérations.

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Fusion Abes-Amue : inquiétudes majeures sur l’avenir des missions de l’Abes

SNASUB-FSU

Le SNASUB-FSU souligne les fortes réserves et inquiétudes entourant la fusion, aggravées par le retrait du CINES et l’absence de concertation légale, ainsi que par les pressions internes signalées à l’ABES (Agence bibliographique de l’enseignement
supérieur). Le syndicat défend la nécessité de transparence, de consultation des CSA et de la représentation syndicale, tout en alertant sur un risque majeur de dégradation des métiers et du réseau des bibliothèques en cas de fusion.

Ci-dessous le communiqué intersyndical.

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31 mars – Mobilisées pour nos salaires, pour des moyens pour l’école, pour nos conditions de travail

SNASUB-FSU

Dans l’action la semaine du 30 mars au 3 avril et en grève le 31 mars !

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Déclaration liminaire FSU-CGT concernant les primes des personnels BIATSS du Muséum national d’Histoire naturelle

SNASUB-FSU

Les représentant-es des personnels au CSA-MESR de la FSU et de la CGT vous alertent, M. le DGRH et M. le ministre concernant la situation salariale des personnels BIATSS du Muséum national d’histoire naturelle. Le régime indemnitaire et en l’espèce le montant de la composante IFSE du RIFSEEP des personnels, quelle que soit leur filière, est particulièrement faible, bien inférieur aux objectifs de convergence indemnitaire fixé par le ministère lui-même, dans un ministère de l’ESR pourtant très mal doté en termes de primes et en contradiction flagrante avec les consignes ministérielles. En effet, on observe dans la majeure partie des cas des montants d’IFSE inférieurs aux planchers, et ce, malgré une revalorisation, bien modeste, (10 euros mensuels) mise en œuvre en 2022.

Ainsi, dans la filière des bibliothèques, les montants d’IFSE tels que publiés dans la note de service interne au muséum, 10 des 11 groupes sur l’ensemble des corps sont en dessous des minima de gestion fixés en 2023, avec des écarts annuels en défaveur des agents s’échelonnant de 742 euros à 150 euros en dessous des montants plancher. Citons par exemple le cas des magasiniers du groupe 2, à qui il manque 630 euros pour atteindre le minimum de gestion. La situation dans les filières AENES et ITRF est la même. Dans la pratique ces montants indignes sont contournés pour beaucoup de personnels notamment provenant d’autres établissements, qui arrivent à négocier un montant plus important que celui de référence pour ne pas perdre trop de salaire ne venant travailler dans le muséum. C’est la jungle, à défaut de la ménagerie dans le régime indemnitaire.

Les discussions dans les instances sur le sujet étant infructueuses, les personnels des bibliothèques ont lancé un mouvement de grève soutenu par nos organisations syndicales tous les samedis, depuis le 31 janvier. À l’issue du 8 jour d’une grève pourtant bien suivie, il n’y a toujours rien de nouveau de la part de la présidence du MNHN, qui prétend que son statut d’établissement non RCE l’empêche de revaloriser le montant de l’IFSE.

Cette situation est incompréhensible : comment le ministère peut-il laisser un établissement piétiner sa propre consigne que « nul ne bénéficie d’une attribution annuelle inférieure » aux montants planchers ? Comment un établissement peut-il refuser la convergence indemnitaire promise par le ministère à ses personnels ?

Ces conditions de rémunérations très dégradées et opaques sont indignes de notre ministère et mettent les agents en difficulté, sans parler de l’impact sur l’attractivité de l’établissement.

Nos organisations demandent donc que le ministère impose à l’établissement une revalorisation indemnitaire conséquente et immédiate des personnels MNHN, au moins au niveau des moyennes ministérielles de ses personnels BIATSS. Nous demandons un rendez-vous au ministère à ce sujet.

Nous rappelons enfin notre exigence d’une réelle convergence indemnitaire interministérielle pour l’ensemble des personnels BIATSS de l’ESR, nos moyennes ministérielles étant parmi les plus faibles de la fonction publique d’état. Nous demandons également depuis trois ans que nous soit transmise la cartographie des politiques indemnitaires par établissement de l’ESR. Et, enfin et surtout, il reste la revendication fondamentale de l’augmentation de la valeur du point d’indice pour tous les agents publics, dont le pouvoir d’achat baisse depuis 20 ans et singulièrement paupérisés depuis 5 ans. L’augmentation de l’inflation qui s’amorce rend la situation encore moins tenable.

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Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées

À l’issue du premier tour des élections municipales, la FSU alerte sur les menaces qui pèsent sur la démocratie et la cohésion sociale.

L’abstention massive, inédite pour des municipales, alors que les enjeux touchent directement les préoccupations de la population en matière de services publics de proximité, doit être analysée. Pour la FSU, elle résulte notamment des politiques conduites depuis des années à rebours des aspirations de la population en matière de justice sociale, fiscale et environnementale. Les politiques d’austérité ont privé les municipalités et les collectivités territoriales des moyens de répondre aux besoins de la population, accréditant le sentiment d’impuissance. Des pratiques du pouvoir brutalisant la démocratie et les institutions ont aussi contribué à discréditer la politique, provoquant ressentiment et désintérêt.

Le paysage politique à l’issue du premier tour est incertain, fragmenté et polarisé, mais il révèle un fort ancrage géographique et une progression des forces d’extrême droite et de leurs idées. Elles sont aujourd’hui en passe de l’emporter dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Nice et Toulon.

L’absence de débat public sur les enjeux véritables des municipales, la surexposition des propositions populistes et des polémiques ont conduit à souffler sur les braises de la crise sociale et politique. Mais les causes sont plus profondes, en commençant par le sentiment de déclassement et d’abandon, aggravé par l’affaiblissement et le recul des services publics, créant un sentiment de concurrence dans l’accès aux droits sur lequel prospère le racisme et la haine.

Les programmes des candidats d’extrême droite sont porteurs d’aggravation des inégalités et des injustices, de destruction des services publics, de réduction des droits des agent·es qui les font vivre, de régression pour les droits des femmes et des minorités, et de dangers pour les libertés.

Au regard de la nécessité de défendre la démocratie, la cohésion sociale et les services publics, la FSU appelle à participer massivement au second tour pour battre l’extrême droite et ses idées et tout projet qui mettrait en danger l’égalité entre les habitantes et les habitants comme la qualité et l’accès aux services publics locaux. Elle appelle également les forces politiques à faire preuve de la plus grande responsabilité pour empêcher leur arrivée au pouvoir.

Faire reculer durablement l’extrême droite exige aujourd’hui d’investir dans les services publics, d’engager des politiques sociales et écologiques ambitieuses et de renforcer la démocratie et les contre-pouvoirs. Il est encore temps. Le 22 mars mobilisé·es dans les urnes !

Bagnolet le 19 mars 2026

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