Communiqué – Vol de données personnelles : une légèreté coupable !

SNASUB-FSU

Depuis quelques jours, le vol de données personnelles détenues par la DGFIP de près 700 000 particuliers et entreprises met sur le devant de la scène politique et médiatique la question de la protection des données personnelles par l’État et de la vulnérabilité des outils ministériels. Mais la DGFIP n’est pas la seule administration concernée. En quatre mois, l’Éducation nationale a connu, au moins, trois piratages de ce type. En juillet, ce sont aussi des données relatives aux personnels de France Travail qui ont été volées. Régulièrement des collectivités territoriales sont la cible de telles cyberattaques. Et ce n’est sans doute que la partie émergée de l’iceberg, ces vols de données sont souvent reconnus par l’administration parce qu’elle y est forcée par les cybercriminels qui popularisent leurs méfaits. La CNIL constate un doublement de la part des fuites de données du secteur public en deux ans, une hausse qu’elle attribue notamment à un manque de moyens alloués à la sécurisation des systèmes d’informations.

La FSU dénonce le temps de réaction avec lequel les différents ministères ont traité ces attaques : la DGFIP avait identifié des intrusions dès juin et juillet, mais c’est seulement à la mi-août que le vol de données a été constaté. Au ministère de l’Éducation nationale, après avoir assuré dans sa communication estivale, que les données des élèves n’étaient pas concernées par l’attaque de la fin du mois de juillet, le ministère annonçait ces derniers jours de nouvelles vérifications pour s’en assurer. La légèreté de l’administration confine à une forme d’irresponsabilité.

Les administrations font aussi preuve d’une grande insuffisance dans l’information aux personnels. A France Travail, après l’attaque de juillet, les personnels n’ont pas été mis au courant. A l’Éducation nationale, un mail général, qui relève plus d’un communiqué de presse, a été envoyé à tous les personnels le 3 août. On est très loin des recommandations de la CNIL qui plaide pour une information individualisée aux agent·es, avec les informations précises sur ce qui a été volé.

Aujourd’hui, des millions de données personnelles sont dans la nature ou en train d’être revendues, exposant les personnels et les usager·es à des désagréments, méfaits (arnaques, usurpations d’identité…) ou à des situations dangereuses. Encore une fois, les agent·es des services publics et les usager·es vont payer au prix fort l’inconséquence gouvernementale, c’est insupportable !

La FSU ne méconnaît pas la difficulté à appréhender des enjeux de sécurité numérique dans un monde où les données personnelles sont d’autant plus sensibles et recherchées qu’elles sont devenues une marchandise et donc d’autant plus sensibles et recherchées, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elles font l’objet de vols et de revente. Mais il n’est pas acceptable que les administrations soient si en retard sur les enjeux de sécurisation, d’information, de formation et d’accompagnement des personnels. Les différents ministères et employeurs publics ne peuvent pas, comme ils le font depuis des années, promouvoir le tout numérique, et depuis peu l’IA, sans aucune réflexion si ce n’est une forme de technophilie béate, et, en « même temps », ne pas assumer leurs responsabilités en matière de protection des données. Dans les services publics, la cybersécurité ne doit plus être une option et, comme pour tout sujet à enjeu, elle ne pourra se mener sans les moyens suffisants.

Toute la lumière doit être faite sur la réalité des fuites de données de ces derniers mois, et toutes les victimes doivent a minima en être informées de manière individualisée.

La séquence de ces derniers jours, en particulier l’ampleur des vols des données personnelles à la DGFIP et à l’Education nationale, pose clairement la question de la confiance que les personnels et les usager·es peuvent avoir en l’État. Pour la FSU, cette confiance ne se restaurera qu’avec des actes et des investissements rapides en matière de sécurisation mais aussi d’information, de formation et d’accompagnement des personnes concernées.


 

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Communiqué de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

SNASUB-FSU

Depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n’ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombé à niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d’autres pays européens. Les chiffres sont donnés par le gouvernement lui-même. L’engagement d’atteindre l’objectif fixé par l’Union européenne d’investir 3 % du PIB dès 2010 n’a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d’accroître son retard.

Le rapport issu des « Assises du financement des universités » publié en juin dernier acte le désengagement de l’État du service public de l’ESR. Face au sous-financement chronique et patent de l’État, la seule proposition réside dans la diversification par les établissements de leurs ressources propres notamment la multiplication par cinq des frais d’inscription pour tou·tes les étudiant·es qui viendrait s’ajouter à la restriction drastique des exonérations de frais différenciés et la suppression des APL pour les étudiant·es extracommunautaires non boursier·es. Alors que toute la communauté universitaire répète depuis des mois qu’elle s’oppose aux frais différenciés xénophobes et continuera de le faire à la rentrée, en portant pour mot d’ordre « non à toute hausse des frais d’inscription », le gouvernement persiste et signe. On racle les fonds de tiroirs en asséchant les fonds de roulement des organismes de recherche. Le constat est pourtant sans appel. Il manque a minima 8 Md€ pour l’enseignement supérieur et 8 Md€ pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1 % du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations.

Alors que le nombre de candidat·es à l’enseignement supérieur continue d’augmenter, le nombre de places sur Parcoursup et MonMaster se réduit si bien qu’une part sans cesse croissante d’entre

elles et eux se retrouve sur le bord du chemin. Le ministre s’est même permis lors de son audition au Sénat le 30 juin dernier de remettre en cause le droit de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur après le baccalauréat. Avec la dernière réforme de la formation initiale des enseignant·es, le gouvernement choisit de sacrifier une grande partie de la cohorte des étudiant·es non lauréat·es en limitant, là aussi, leur droit à la poursuite d’études en Master. Le recours au privé ne peut compenser cette situation. Le rapport de l’IGAS et l’IGESR l’a montré, alors que leur financement est en grande partie assuré par des subventions publiques (40 % du chiffre d’affaires de Galileo et 67 % de celui du Collège de Paris), principalement via l’apprentissage, la « qualité d’un grand nombre de formations délivrées apparaît insuffisante » et ne constitue pas une priorité pour ces établissements à but lucratif. Dans les organismes de recherche, la quasi-totalité de la subvention de l’État est consacrée à la masse salariale des personnels. Les chercheuses et chercheurs doivent absolument remporter des appels à projets pour pouvoir réaliser leurs travaux de recherche.

Pour nos organisations, l’augmentation de la subvention pour charge de service public est une nécessité pour que l’université et les organismes nationaux de recherche puissent remplir leurs missions. Nous alertons sur le fait que les restructurations et réformes se sont multipliées à marche forcée, sans moyens ni évaluation des conséquences. Elles ont considérablement réduit le temps consacré à la recherche en faveur de diverses tâches (évaluations, appel à projets, heures complémentaires). L’intersyndicale appelle à peser et se mobiliser dès la rentrée pour obtenir des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification. La formation accessible à toutes et tous est un vecteur d’égalité et d’ascenseur social sur tout le territoire. Elle appelle également à défendre la liberté académique dans sa dimension collégiale, fondement de l’université.

L’intersyndicale appelle l’ensemble de la communauté universitaire et des organismes nationaux de recherches à travailler à des plans d’action adaptés aux situations locales et à s’organiser dans l’unité syndicale la plus large pour la réussite d’une journée nationale de mobilisation massive le mardi 15 septembre, jour de réunion du CNESER de rentrée. Plus largement, sur toute la période de rentrée, l’intersyndicale s’engage pour faire vivre et construire dans nos établissements la mobilisation contre les frais différenciés et contre toute attaque sur le financement de l’ESR public.

Paris, le 21 juillet 2026


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Commissions administratives paritaires nationales : les élu·es du SNASUB-FSU

SNASUB-FSU

Liste des élu·es pour les ITRF, la filière Bibliothèque et les établissements publics nationaux à l’issue des élections professionnelles de décembre 2026.

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A la recherche de 100 emplois à supprimer à Canopé… Le directeur général a choisi de communiquer par courriel à ses agents !

SNASUB-FSU

Encore une année où les agent·es de Réseau Canopé partent en congés d’été sans aucune visibilité sur l’avenir de l’opérateur.
À croire que cette incertitude est devenue la norme…

Comment accepter que de tels arbitrages soient rendus territoire par territoire, sans que les représentants du personnel disposent des effectifs concernés, des distances entre sites, de l’organisation cible et de l’étude d’impact correspondante ? Comment dialoguer dans de bonnes conditions lorsqu’un comité de suivi n’est considéré par la direction générale que comme une chambre d’enregistrement de décisions opaques prises en amont ?

Comment travailler sereinement quand l’avenir de son poste, de son service, de ses missions est flou ? Comment envisager son avenir professionnel quand les choix stratégiques sont absents des échanges ? Les agent·es de Réseau Canopé méritent mieux : ils méritent des réponses, une transparence sur les 100 ETP à rendre, sur les critères de priorisation, sur les impacts concrets pour chaque équipe.

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Communiqué – Pour nos salaires, toutes et tous en grève et en manifestations le 29 septembre !

SNASUB-FSU

Convoqué hier matin par le ministre de l’Action et des Comptes publics, à la suite du courrier qui lui avait été adressé par l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique, le rendez-vous salarial n’a débouché sur aucune mesure générale de revalorisation des rémunérations. La déclaration intersyndicale unitaire rappelait les revendications des OS, en particulier la nécessité de mesures d’urgence incluant le dégel de la valeur du point d’indice et l’ouverture de véritables négociations salariales.

Face à l’absence de mesures immédiates et de toute mesure générale pour répondre à la paupérisation de l’ensemble des agent·es, la totalité des organisations syndicales a quitté la réunion.

Les quelques mesures annoncées se limitent à des dispositifs très ciblés qui ne concerneraient qu’un nombre infime d’agent·es en 2027, à la condition que le projet de loi de finances soit voté. Elles renvoient par ailleurs les éventuelles améliorations à un chantier de long terme sur les grilles de rémunération des catégories B et C, dont l’issue et l’application seraient plus qu’incertaines dans le contexte politique de fin de mandat.

Pour la FSU, ce rendez-vous salarial confirme que le gouvernement refuse d’apporter la moindre réponse à l’urgence salariale, préférant poursuivre sa politique de l’offre au service des plus riches et des grandes entreprises. À l’opposé, c’est un changement radical de politique salariale à l’égard de l’ensemble des agent·es de la Fonction publique, qui tiennent les services publics à bout de bras, qui doit être engagé. C’est pourquoi la FSU confirme son appel à la mobilisation par la grève et les manifestations le 29 septembre.

La déclaration liminaire ici : https://fsu.fr/rendez-vous-salarial-du-8-juillet-declaration-liminaire-de-la-fsu/


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Pétition –> Sauvons l’ONISEP !

SNASUB-FSU

Le 31 mars dernier, le directeur général de l’Onisep a annoncé à ses personnels la décision du Ministère de l’Éducation nationale, de transférer dans les DRAIO des rectorats 78 agent·es. Il est apparu que ce transfert de postes se fera sans abondement aux budgets académiques ; sans garantie de maintien des missions actuellement assurées, et certains rectorats ont déjà fait savoir aux agents qu’ils et elles seraient affecté·es en fonction des besoins et des missions du rectorat (au détriment des missions Onisep). Les mutations et les départs en retraites des agent·es transféré·es ne seront pas remplacés, il n’y aura donc plus les forces suffisantes pour maintenir l’activité. En conséquence, le SNASUB-FSU lance une pétition pour sauver cet opérateur. Signez et faites signer !

https://www.change.org/p/sauvons-l-onisep

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Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail… STOP ! CA SUFFIT COMME CA ! Le communiqué intersyndical

SNASUB-FSU

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Pour les salaires des agent·es publics, mobilisation le 29 septembre !

SNASUB-FSU


La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agent⋅es.

Dans le même temps, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ne peuvent que constater l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les six millions d’agentes et d’agents publics, engagé⋅es pour le service public.

Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice.

Dans tous les versants de la fonction publique, et dans de nombreux métiers, les difficultés de recrutement et la perte d’attractivité confirment qu’il y a urgence à augmenter les salaires et à améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité de nos missions, exercées au service de la population.

Nos organisations réaffirment leurs revendications :

  • des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
  • des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
  • le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
  • le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
  • l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité.

Elles considèrent que le calendrier budgétaire ne peut servir de prétexte à différer encore les réponses attendues par les agentes et les agents publics.

Dans ce contexte, les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP engagent dès à présent la préparation d’une mobilisation avec manifestations, intégrant la perspective d’une grève le 29 septembre prochain.

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Dans la Fonction publique le gouvernement fait la chasse aux malades

SNASUB-FSU

Le conseil commun de la Fonction publique a examiné aujourd’hui un projet de décret portant sur les congés maladie des agent·es de la Fonction publique titulaires et contractuel·les. La philosophie en est limpide : contrôler et sanctionner, réduire les droits en santé, compliquer la vie des personnels malades.

Les organisations syndicales ont unanimement voté contre ce projet de décret.

  • Renouvellement des congés maladie ordinaires (CMO)

Le congé maladie ordinaire couvre les pathologies nécessitant un arrêt de moins de trois mois maximum. Actuellement un·e agent·e en congés maladie ordinaire (CMO) dont l’état de santé nécessiterait un prolongement peut s’adresser à un médecin pour cela. Avec ce décret, seul le médecin qui l’a prescrit au départ pourrait le prolonger. À défaut, son arrêt ne sera pas considéré comme un prolongement, ouvrant donc la voie à un nouveau jour de carence.

  • Renouvellement des congés longue maladie (CLM) et congés longue durée (CLD)

Le congé de longue maladie correspond aux maladies imposant un arrêt de plus de trois mois comme les cancers et de nombreuses pathologies lourdes. Aujourd’hui un·e agent·e placé·e en CLM doit le renouveler auprès d’un médecin au bout de 3 à 6 mois. Avec ce décret, il aurait l’obligation de le renouveler tous les deux mois, quelle que soit sa situation de santé. Il en irait de même pour le congé longue durée (CLD). Pour l’agent·e malade : la contrainte du retour régulier devant le médecin, pas toujours simple dans certains déserts médicaux, l’incertitude récurrente de son renouvellement

  • Temps partiel thérapeutique

Aujourd’hui un agent peut être placé en temps partiel thérapeutique immédiatement sur prescription du médecin. Avec ce décret, l’administration disposerait d’un délai de 30 jours pour organiser le temps partiel, délai au cours duquel elle pourrait engager sa contestation. Pour l’agent malade :  soit continuer à travailler sans aménagement alors qu’il en est incapable, soit basculer en congé de maladie ordinaire, avec jour de carence et baisse de 10 % de la rémunération. Et l’incertitude de la décision.

  • Contrôle et sanctions

Alors que rien ne justifie une telle mise en cause de leur probité, le projet de décret introduit une nouvelle modalité de contrôle administratif, et non plus seulement médical, du respect des obligations sur les horaires de sortie des agent·es en congé de maladie. Alors même que ces horaires sont une disposition archaïque au regard de la plupart des pathologies, et que les soins eux-mêmes nécessitent souvent des déplacements, parfois loin du domicile, le projet de décret crée une nouvelle sanction. L’agent·e qui n’aurait pas été présent.e lors d’un contrôle administratif inopiné perdrait définitivement et sans appel le maintien de leur rémunération ou leur indemnité journalière.


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