Le 13 octobre, mobilisé·es !

SNASUB-FSU

[Communiqué]

Pour l’éducation, pour nos métiers, pour nos salaires

Pour une école émancipatrice

Aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es

Depuis plusieurs semaines les lycéen·nes et les étudiant·es sont mobilisé·es pour exiger des moyens pour améliorer leurs conditions d’étude : moins d’élèves par classe et d’étudiant·es par groupe de TD, plus d’enseignant·es et des équipes pluriprofessionnelles au complet, des bâtiments dignes et adaptés au changement climatique, l’abrogation de Parcoursup et plus de places à l’université. La journée du 8 octobre fait de nouveau la démonstration de leur détermination.

Depuis le début de leur mobilisation, la FSU est à leur côté devant les lycées, dans les universités, dans les rassemblements et manifestations pour les soutenir et imposer le respect de leur droit à manifester pacifiquement, sans être confronté·es à la violence et à la répression policière.

Leurs revendications rejoignent en grande partie celles que nous portons dans nos propres mobilisations depuis des années. Elles sont la conséquence de choix politiques et budgétaires qui ont affaibli le service public d’éducation : suppressions de postes, réforme du lycée, du bac et de l’accès aux universités, recentrage sur les « fondamentaux », pilotage du système par les évaluations, développement de l’emploi contractuel au détriment de l’emploi statutaire, et paupérisation des personnels par le gel sans cesse reconduit de la valeur du point d’indice, qui ne cesse d’aggraver la crise des recrutements.

Le 29 septembre, les personnels de la fonction publique se sont mobilisés massivement pour l’augmentation de leurs rémunérations, la revalorisation de leurs carrières, le dégel du point d’indice et son indexation sur l’inflation, ainsi que pour défendre et renforcer les services publics.

Tout montre que le gouvernement est en position de faiblesse et que le mouvement social est en position de force. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour ouvrir des perspectives de victoires. Après avoir été en soutien du mouvement lycéen, en étant à leurs côtés, la FSU appelle les personnels à s’engager pleinement dans cette mobilisation.

Alors que s’engage le débat budgétaire pour 2027, il est urgent d’amplifier la mobilisation pour porter nos revendications et exiger d’autres choix pour la jeunesse :

  • l’annulation des suppressions de postes dans l’éducation nationale annoncées dans le projet de budget 2027 et une loi de programmation pour recréer les emplois supprimés et créer les emplois nécessaires
  • l’annulation des suppressions d’emploi dans les universités
  • la baisse du nombre d’élèves par classe et d’étudiant·es en groupe de TD
  • un plan de financement du bâti scolaire à hauteur de 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans
  • l’abrogation de Parcoursup et l’ouverture de places en nombre suffisant dans les universités
  • le recrutement d’AESH en nombre suffisant et la création d’un statut de catégorie B
  • un cadre serein d’apprentissage de savoirs émancipateurs et ambitieux pour toutes et tous
  • l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation, et des mesures d’égalité salariale entre les femmes et les hommes

La FSU appelle les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement agricole, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des collectivités territoriales et de la protection judiciaire de la jeunesse à se mobiliser massivement par la grève et à participer aux manifestations le mardi 13 octobre.


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La FSU, toujours mobilisée aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es !

SNASUB-FSU

[Communiqué]

Le 6 octobre, la mobilisation lycéenne et étudiante a été massive et réuni des centaines de milliers de lycéen·nes et d’étudiant⋅es, dans des cortèges revendicatifs, festifs et joyeux, accompagnés et soutenus par de très nombreux personnels et parents d’élèves.

Les revendications portées par la jeunesse du point de vue des usagers du service public d’éducation et de l’enseignement supérieur, sur les moyens, le nombre d’élèves par classe ou d’étudiants par TD, la nécessité d’équipes pluri-professionnelles complètes, ou le bâti scolaire résonnent avec celles que portent les personnels qui les soutiennent pleinement.

Les manifestations et rassemblements se sont généralement déroulés pacifiquement le 6 octobre. La FSU attend que le droit des lycéen·nes et des étudiant⋅es à s’exprimer, à revendiquer, à manifester soit respecté.

Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée.

Les organisations lycéennes et étudiantes poursuivent le mouvement en appelant les jeunes à manifester à nouveau le jeudi 8 octobre. Le gouvernement doit leur apporter des réponses en améliorant réellement leurs conditions d’étude.

La FSU appelle l’ensemble des personnels à poursuivre leur action de solidarité avec la mobilisation de la jeunesse, à continuer d’être aux côtés des lycéen·nes et étudiant⋅es en se mobilisant avec elles et eux, dans les manifestations et rassemblements du jeudi 8 octobre, y compris par la grève.

À leurs côtés, la FSU promeut une tout autre école, émancipatrice et démocratique, de la maternelle à l’université. Elle construit les mobilisations des personnels en ce sens.


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Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie

SNASUB-FSU

[Communiqué intersyndical]

Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services.

Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux mégafeux. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut.

La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité.

Après le succès de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations syndicales appellent l’ensemble des salarié.e.s du public comme du privé, des jeunes et des retraité.e.s, à franchir une nouvelle étape : faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain.

Nous demandons :

  • L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes
  • L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO
  • L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique
  • L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…)
  • Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés
  • L’augmentation des moyens de nos services publics pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique
  • Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques.

Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.

Premières organisations signataires : CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU


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Mobilisations et répression : La FSU se tient aux côtés des lycéen⋅nes et des étudiant·es

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejoint·es ces derniers jours par les étudiant·es. A Rennes, Marne-la-Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Rouen… certains campus ont d’ores et déjà été fermés.

Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe ou d’étudiant⋅es par groupes de TD, emplois du temps intenables, accès toujours plus difficile, voire rendu impossible, aux études supérieures, hausse des frais d’inscription … leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient. Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables et du manque de places dans les formations supérieures publiques, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.

Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.

La FSU condamne fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéen·nes et étudiant·es aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.

La FSU apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.

Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’Ecole et l’université forment des futur·es citoyen·nes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir….  La FSU se tient donc aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es, pose un préavis de grève sur toute la période et appelle les personnels de l’éducation à accompagner ces élèves et étudiant·es, et à les protéger de la répression.

Dans les prochains jours, la FSU fera le bilan de cette semaine et proposera des suites rapides pour les personnels dès la semaine prochaine y compris par la grève.

Après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation, le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante et face aux conséquences du nouveau budget d’austérité, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.


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[Communiqué] 54 milliards de raisons de faire grève le 29 septembre !

SNASUB-FSU

Les projets de budget 2027 s’annoncent encore plus catastrophiques qu’envisagé. Pendant des semaines, Sébastien Lecornu et ses ministres ont alimenté le petit jeu des ballons d’essais budgétaires pour tester les réactions de l’opinion publique à différentes mesures d’économies. Une façon de préparer le terrain à un budget d’austérité, et une stratégie sans nul doute teintée d’arrière-pensées politiciennes pour passer le cap du vote des budgets de l’État et de la Sécurité Sociale.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, évoquait 30 milliards d’économies. Le premier ministre a confirmé que la potion serait encore plus amère : les projets de budgets 2027 visent un objectif de 54 milliards d’économies ! Encore une fois, le pouvoir macroniste fait le choix de compresser les dépenses publiques et sociales plutôt que d’augmenter les recettes. Selon le premier ministre le « budget de l’Etat sera gelé en valeur l’an prochain » mais la Défense devrait tirer son épingle du jeu et son budget augmenter encore, vers un quasi doublement en 10 ans. Les grand·es perdant·es de ces projets de budgets : les agent·es, les retraité·es, les personnes malades ou accidenté·es, les collectivités territoriales et de manière générale les services publics, et donc l’ensemble de la population, puisque les services publics sont des leviers de redistribution et de cohésion sociale. Parce qu’elles sont majoritaires dans la fonction publique et qu’elles sont les premières usagères des services publics, surreprésentées dans les métiers les plus dévalorisés, les femmes seront encore plus durement impactées.

Dans la lignée du dogme de la politique de l’offre, un échec pourtant avéré, les grandes entreprises recevraient des cadeaux fiscaux supplémentaires. Chaque année, plusieurs centaines de milliards d’euros échappent aux budgets de l’État et de la Sécurité sociale. La FSU dénonce l’entêtement du gouvernement à refuser de mettre à contribution de manière significative les plus riches et ainsi d’utiliser l’impôt comme outil de la redistribution et de justice fiscale, sociale et écologique, alors que le taux de pauvreté est le plus élevé de ces 15 dernières années, que le dérèglement climatique fait des ravages, et que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants comme pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes nécessiterait des moyens massifs à tous les niveaux. La sécession fiscale des ultra riches ne peut qu’aggraver les fractures de la société et nourrir la colère sociale.

La FSU dénonce avec force le nouveau gel de la valeur du point d’indice des fonctionnaires avec lesquel·les Emmanuel Macron a manifestement un problème : aucune augmentation du point d’indice pendant son premier quinquennat, un maigre dégel en 2022 et 2023 imposé par le choc de la crise inflationniste de la guerre en Ukraine et puis plus rien. Il est le responsable de la paupérisation grandissante de ces femmes et de ces hommes qui tiennent pourtant des services publics exsangues à bout de bras. Ces derniers mois ont confirmé qu’en temps de crise, comme les récentes canicules, elles et ils incarnent concrètement l’intérêt général. L’ensemble des personnels du service public de santé, de l’éducation, du travail, de la territoriale et de la sécurité civile sont au service de la population. Le gouvernement continue sa stratégie cynique qui consiste à multiplier les remerciements aux agent·es de la fonction publique, escomptant ainsi la poursuite de leur engagement, sans jamais faire un geste pour leurs rémunérations et leurs conditions de travail. Cette nouvelle provocation ne peut donc rester sans réponse. De plus, elle s’ajoute aux 6 milliards d’économies envisagées sur le dos des retraité·es, diminuant d’autant leur pouvoir d’achat. Une coupe claire qui serait une profonde remise en cause du contrat social sur les pensions qui ne doivent pas perdre de valeur au cours du temps.

La FSU appelle les agent·es à se mettre massivement en grève à l’appel de toutes les organisations syndicales de la Fonction publique le 29 septembre. D’autres choix budgétaires et fiscaux sont possibles. Nos revendications salariales sont finançables : la seule taxe Zucman pourrait par exemple rapporter 20 milliards d’euros ce qui permettrait d’augmenter la valeur du point d’indice de 10 %.

Une grève massive à quelques jours du début du débat budgétaire enverra un signal fort au gouvernement et permettra d’envisager d’ancrer la mobilisation dans la durée.


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Enseignement supérieur et Recherche : journée nationale de mobilisation le 15 septembre 2026

SNASUB-FSU

Alors que le gouvernement entame la préparation du budget 2027 sous le signe de l’austérité pour les services publics sommés de faire des économies, le désengagement de l’État se confirme. Face au sous-financement chronique et patent de l’État, la seule proposition du gouvernement réside dans la diversification par les établissements de leurs ressources propres. La multiplication par cinq des frais d’inscription pour tou·tes les étudiant·es viendrait s’ajouter à la restriction drastique des exonérations de frais différenciés et la suppression des APL pour les étudiant·es extracommunautaires non boursier·es en dépit de l’opposition de la communauté universitaire. Face à l’obstination du gouvernement, nous continuerons à nous opposer à toute hausse des frais d’inscription. Le décret Baptiste du 20 mai 2026 visait initialement à « mettre en cohérence » les dispositifs et à « augmenter les ressources propres » des établissements en période d’austérité budgétaire. En réalité, c’est un dispositif inégalitaire et contre-productif, qui crée beaucoup plus d’incertitude qu’il ne résout de problèmes, et qui appauvrira les universités en faisant tout simplement disparaître les étudiant·es extracommunautaires. Il est nécessaire que tous les établissements refusent d’une même voix cette disposition inique pour empêcher son application concrète.

Il manque a minima 8 Md€ pour l’enseignement supérieur et 8 Md€ pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1 % du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations.
Depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n’ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombée à un niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d’autres pays européens. L’engagement d’atteindre l’objectif fixé par l’Union européenne d’investir 3 % du PIB dès 2010 n’a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d’accroître son retard. Le ministère brutalise la recherche. L’Institut de recherche pour le développement (IRD) est sommé, contre la volonté de ses personnels, de s’intégrer au CNRS au risque de perdre ses spécificités notamment son réseau international et sa fonction
diplomatique. Parallèlement le gouvernement assèche les fonds de roulement des organismes de recherche.
Alors que le nombre de candidat·es à l’enseignement supérieur continue d’augmenter, le nombre de places sur Parcoursup et MonMaster se réduit si bien qu’une part sans cesse croissante d’entre elles et eux se retrouve sans affectation. Ce n’est rien de moins que le droit à poursuite d’étude des bachelier·es et des licencié·es qui est mis en cause.

La mise en oeuvre de la réforme de la formation initiale des enseignant·es et des CPE confirme nos craintes. Le gouvernement choisit de sacrifier une grande partie de la cohorte des étudiant·es non lauréat·es en limitant, là aussi, leur droit à la poursuite d’études en Master. Le recours au privé ne peut compenser cette situation. Le rapport de l’IGAS et l’IGESR l’a montré, alors que leur financement est en grande partie assuré par des subventions publiques (40 % du chiffre d’affaires de Galileo et 67 % de celui du Collège de Paris, jusqu’à 90 % pour certaines de leurs écoles), principalement via l’apprentissage, la « qualité d’un grand nombre de formations délivrées apparaît insuffisante » et ne constitue pas une priorité pour ces établissements à but lucratif. Dans les organismes de recherche, la quasi-totalité de la subvention de l’État est consacrée à la masse salariale des personnels. Les chercheuses et chercheurs doivent absolument remporter des appels à projets pour pouvoir réaliser leurs travaux de recherche.

L’intersyndicale appelle à peser et se mobiliser dès la rentrée pour obtenir des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification. Elle appelle également à défendre la liberté académique dans sa dimension collégiale, fondement de l’université. Elle exige le maintien de l’IRD comme EPST avec l’ensemble de ses prérogatives scientifiques.
L’intersyndicale appelle l’ensemble de la communauté universitaire et des organismes nationaux de recherches à travailler à des plans d’action adaptés aux situations locales et à s’organiser dans l’unité syndicale la plus large pour la réussite d’une journée nationale de mobilisation massive le mardi 15 septembre, jour de réunion du CNESER de rentrée.

À Paris, rendez-vous est donné à 12 h 30 place Jussieu pour un rassemblement suivi d’une manifestation qui se dirigera vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Partout ailleurs, l’intersyndicale appelle à s’engager massivement dans les actions qui seront organisées.
L’intersyndicale appelle également à mettre d’ores et déjà en perspective la mobilisation pour la revalorisation des rémunérations de tous les personnels de la fonction publique dans la lignée de la journée du 15 septembre. Elle appelle à rejoindre l’appel intersyndical de la fonction publique pour la mobilisation par la grève et la manifestation nationale le 29 septembre notamment à Paris.


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Le Mémento 2026-2027 du SNASUB-FSU est paru

SNASUB-FSU

Le Mémento du SNASUB-FSU, c’est 176 pages dédiées aux personnels administratifs, ITRF et des bibliothèques (titulaires et contractuel·les) de la Fonction publique des secteurs Éducation, Recherche, Culture (voir la table des matières ci-dessous).

Si vous souhaitez recevoir un exemplaire, vous pouvez contacter la section du SNASUB-FSU de votre académie, ou bien envoyer un mail à secretariat@snasub.fr

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Pour les salaires des agent·es publics, mobilisation le 29 septembre !

SNASUB-FSU

La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agent⋅es.

Dans le même temps, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ne peuvent que constater l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les six millions d’agentes et d’agents publics, engagé⋅es pour le service public.

Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice.

Dans tous les versants de la fonction publique, et dans de nombreux métiers, les difficultés de recrutement et la perte d’attractivité confirment qu’il y a urgence à augmenter les salaires et à améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité de nos missions, exercées au service de la population.

Nos organisations réaffirment leurs revendications :

  • des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
  • des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
  • le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
  • le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
  • l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité.

Elles considèrent que le calendrier budgétaire ne peut servir de prétexte à différer encore les réponses attendues par les agentes et les agents publics.

Dans ce contexte, les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP engagent dès à présent la préparation d’une mobilisation avec manifestations, intégrant la perspective d’une grève le 29 septembre prochain.



visuel rectangle 29 septembre

visuel rectangle 29 septembre

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