Fusion Abes-Amue : inquiétudes majeures sur l’avenir des missions de l’Abes

SNASUB-FSU

Le SNASUB-FSU souligne les fortes réserves et inquiétudes entourant la fusion, aggravées par le retrait du CINES et l’absence de concertation légale, ainsi que par les pressions internes signalées à l’ABES (Agence bibliographique de l’enseignement
supérieur). Le syndicat défend la nécessité de transparence, de consultation des CSA et de la représentation syndicale, tout en alertant sur un risque majeur de dégradation des métiers et du réseau des bibliothèques en cas de fusion.

Ci-dessous le communiqué intersyndical.

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31 mars – Mobilisées pour nos salaires, pour des moyens pour l’école, pour nos conditions de travail

SNASUB-FSU

Dans l’action la semaine du 30 mars au 3 avril et en grève le 31 mars !

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Déclaration liminaire FSU-CGT concernant les primes des personnels BIATSS du Muséum national d’Histoire naturelle

SNASUB-FSU

Les représentant-es des personnels au CSA-MESR de la FSU et de la CGT vous alertent, M. le DGRH et M. le ministre concernant la situation salariale des personnels BIATSS du Muséum national d’histoire naturelle. Le régime indemnitaire et en l’espèce le montant de la composante IFSE du RIFSEEP des personnels, quelle que soit leur filière, est particulièrement faible, bien inférieur aux objectifs de convergence indemnitaire fixé par le ministère lui-même, dans un ministère de l’ESR pourtant très mal doté en termes de primes et en contradiction flagrante avec les consignes ministérielles. En effet, on observe dans la majeure partie des cas des montants d’IFSE inférieurs aux planchers, et ce, malgré une revalorisation, bien modeste, (10 euros mensuels) mise en œuvre en 2022.

Ainsi, dans la filière des bibliothèques, les montants d’IFSE tels que publiés dans la note de service interne au muséum, 10 des 11 groupes sur l’ensemble des corps sont en dessous des minima de gestion fixés en 2023, avec des écarts annuels en défaveur des agents s’échelonnant de 742 euros à 150 euros en dessous des montants plancher. Citons par exemple le cas des magasiniers du groupe 2, à qui il manque 630 euros pour atteindre le minimum de gestion. La situation dans les filières AENES et ITRF est la même. Dans la pratique ces montants indignes sont contournés pour beaucoup de personnels notamment provenant d’autres établissements, qui arrivent à négocier un montant plus important que celui de référence pour ne pas perdre trop de salaire ne venant travailler dans le muséum. C’est la jungle, à défaut de la ménagerie dans le régime indemnitaire.

Les discussions dans les instances sur le sujet étant infructueuses, les personnels des bibliothèques ont lancé un mouvement de grève soutenu par nos organisations syndicales tous les samedis, depuis le 31 janvier. À l’issue du 8 jour d’une grève pourtant bien suivie, il n’y a toujours rien de nouveau de la part de la présidence du MNHN, qui prétend que son statut d’établissement non RCE l’empêche de revaloriser le montant de l’IFSE.

Cette situation est incompréhensible : comment le ministère peut-il laisser un établissement piétiner sa propre consigne que « nul ne bénéficie d’une attribution annuelle inférieure » aux montants planchers ? Comment un établissement peut-il refuser la convergence indemnitaire promise par le ministère à ses personnels ?

Ces conditions de rémunérations très dégradées et opaques sont indignes de notre ministère et mettent les agents en difficulté, sans parler de l’impact sur l’attractivité de l’établissement.

Nos organisations demandent donc que le ministère impose à l’établissement une revalorisation indemnitaire conséquente et immédiate des personnels MNHN, au moins au niveau des moyennes ministérielles de ses personnels BIATSS. Nous demandons un rendez-vous au ministère à ce sujet.

Nous rappelons enfin notre exigence d’une réelle convergence indemnitaire interministérielle pour l’ensemble des personnels BIATSS de l’ESR, nos moyennes ministérielles étant parmi les plus faibles de la fonction publique d’état. Nous demandons également depuis trois ans que nous soit transmise la cartographie des politiques indemnitaires par établissement de l’ESR. Et, enfin et surtout, il reste la revendication fondamentale de l’augmentation de la valeur du point d’indice pour tous les agents publics, dont le pouvoir d’achat baisse depuis 20 ans et singulièrement paupérisés depuis 5 ans. L’augmentation de l’inflation qui s’amorce rend la situation encore moins tenable.

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Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

Le Service public, incompatible avec l’extrême droite et ses idées

À l’issue du premier tour des élections municipales, la FSU alerte sur les menaces qui pèsent sur la démocratie et la cohésion sociale.

L’abstention massive, inédite pour des municipales, alors que les enjeux touchent directement les préoccupations de la population en matière de services publics de proximité, doit être analysée. Pour la FSU, elle résulte notamment des politiques conduites depuis des années à rebours des aspirations de la population en matière de justice sociale, fiscale et environnementale. Les politiques d’austérité ont privé les municipalités et les collectivités territoriales des moyens de répondre aux besoins de la population, accréditant le sentiment d’impuissance. Des pratiques du pouvoir brutalisant la démocratie et les institutions ont aussi contribué à discréditer la politique, provoquant ressentiment et désintérêt.

Le paysage politique à l’issue du premier tour est incertain, fragmenté et polarisé, mais il révèle un fort ancrage géographique et une progression des forces d’extrême droite et de leurs idées. Elles sont aujourd’hui en passe de l’emporter dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Nice et Toulon.

L’absence de débat public sur les enjeux véritables des municipales, la surexposition des propositions populistes et des polémiques ont conduit à souffler sur les braises de la crise sociale et politique. Mais les causes sont plus profondes, en commençant par le sentiment de déclassement et d’abandon, aggravé par l’affaiblissement et le recul des services publics, créant un sentiment de concurrence dans l’accès aux droits sur lequel prospère le racisme et la haine.

Les programmes des candidats d’extrême droite sont porteurs d’aggravation des inégalités et des injustices, de destruction des services publics, de réduction des droits des agent·es qui les font vivre, de régression pour les droits des femmes et des minorités, et de dangers pour les libertés.

Au regard de la nécessité de défendre la démocratie, la cohésion sociale et les services publics, la FSU appelle à participer massivement au second tour pour battre l’extrême droite et ses idées et tout projet qui mettrait en danger l’égalité entre les habitantes et les habitants comme la qualité et l’accès aux services publics locaux. Elle appelle également les forces politiques à faire preuve de la plus grande responsabilité pour empêcher leur arrivée au pouvoir.

Faire reculer durablement l’extrême droite exige aujourd’hui d’investir dans les services publics, d’engager des politiques sociales et écologiques ambitieuses et de renforcer la démocratie et les contre-pouvoirs. Il est encore temps. Le 22 mars mobilisé·es dans les urnes !

Bagnolet le 19 mars 2026

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Guide de l’entretien professionnel annuel 2026

SNASUB-FSU

Le SNASUB-FSU vous propose l’édition 2026 de son guide « Préparer son entretien professionnel annuel », pour vous accompagner dans cette démarche obligatoire de la part de nos administrations. Ce guide est valable aussi bien pour les titulaires que pour les contractuel·les et détaille les enjeux, la procédure et les délais à respecter.

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Laboratoires de sciences des établissements scolaires : notre action syndicale pour un plan 0 CMR*…

SNASUB-FSU

*Cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques

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Le 10 mars : rassemblement contre les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique

SNASUB-FSU

Rassemblement contre les suppressions de postes dans le service public de l’ESR et la mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherches par leur sous-financement chronique

Pour l’emploi, la liberté académique et l’avenir de la jeunesse !

À l’occasion du CNESER budgétaire qui se tiendra le 10 mars, nos organisations appellent à :

se rassembler nombreux et nombreuses à Paris dès midi devant le ministère, et en région devant les rectorats ;
à organiser dans l’ensemble des établissements des assemblées générales afin de discuter des conséquences de l’austérité qui frappe l’ESR et les établissements et de nos revendications.

COMMUNIQUÉ DE L’INTERSYNDICALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

Depuis 2007, la part du budget de la MIRES dans le budget général de l’État n’a cessé de baisser. S’en suit une baisse des dépenses de recherche publique atteignant un niveau historiquement bas depuis 1980 à 0,74 % du PIB, alors même que l’objectif officiel est d’atteindre 1%, ce qui suppose d’augmenter d’un tiers les budgets comme le nombre d’emplois scientifiques. Dans le même temps, le nombre d’étudiant·es inscrit·es dans l’enseignement supérieur public a progressé de 19 %. C’est l’équivalent de 10 universités qui auraient dû être construites et 30 000 agent·es qui auraient dû être recruté·es dont 15 000 enseignant·es et enseignant·es-chercheur·es. Au contraire, sur cette période nous avons perdu 900 emplois d’enseignant·es-chercheur·es (EC) et le nombre total d’enseignant·es titulaires et contractuel·les a baissé de 4 %, quand les emplois BIATSS se sont massivement précarisés. Au CNRS, depuis 2007 la baisse de l’emploi de chercheur·ses, ingénieur·es et technicien·nes titulaires est de 9 %.L’aggravation de l’épuisement des collègues et de la dégradation des conditions de travail conduit à l’impossibilité d’assurer les missions dans nombre d’universités et d’organismes de recherche.

Les indispensables compensations des mesures imposées aux universités prévues au projet de loi de finances, ne sauraient effacer l’austérité budgétaire imposée par le gouvernement aux universités. Il manque aujourd’hui au moins 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur public et 8 milliards d’euros supplémentaires pour que le budget de la recherche publique atteigne à 1 % du produit intérieur brut (PIB). Dans ce contexte, la tenue d’un dialogue social sur la question du financement des universités est demandée depuis des années et nécessaire.

En revanche, le lancement d’assises sur la lisibilité de leur financement questionne, et encore plus l’objectif affiché d’établir un « diagnostic partagé, rigoureux et incontestable sur la situation financière des universités ». Les constats factuels émanant des débats budgétaires dans les établissements sont pourtant clairs. La dégradation de la situation des personnels des universités est bien une réalité objective et concrète. Partout, les chiffres montrent des campagnes d’emploi amputées, des suppressions de postes, des non-renouvellements de contrats, une réduction de l’offre de formation et des capacités d’accueil, un gel des crédits de fonctionnement, une baisse des crédits récurrents des unités de recherche. S’ajoutent à cela le gel du point d’indice qui se prolonge et une paupérisation des
personnels qui s’installe.

Il s’agit d’un plan drastique de réduction d’effectifs concrétisant la casse en cours du service public de l’ESR, bien loin d’un simple « sentiment de paupérisation ». Ces Assises « de la lisibilité » devront donc, avant tout, être des « Assises du sous-financement » puisque c’est ce constat qu’il faudra regarder en face. Les solutions qui en ressortiront devront nécessairement inclure une hausse des financements à la hauteur du besoin des universités, de ses personnels et de ses étudiant·es.

Nos organisations portent la parole des agents de l’ESR, leurs réalités professionnelles, et nos revendications pour un financement public de l’ESR à la hauteur des missions de formation, de recherche et pour améliorer les conditions de travail des agent·es et d’étude des étudiant·es.

À l’occasion du CNESER budgétaire qui se tiendra le 10 mars, nos organisations appellent à :
• se rassembler nombreux et nombreuses à Paris dès midi devant le ministère, et en régions devant les rectorats ;
• à organiser dans l’ensemble des établissements des assemblées générales afin de discuter des conséquences

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Montpellier, le 20 février 2026

Mourir, même pas sur scène

Plusieurs éléments concordants amènent les représentant·e·s syndicales et syndicaux de l’Abes à craindre que les dernières Journées Abes (Jabes) aient en fait eu lieu… en 2024.
Les « Jabes 2025 » avaient été l’occasion de tester des « Journées thématiques », bien loin du format qui permettait habituellement qu’un large éventail de professionnel·le·s se rencontre, lance des idées et initie des collaborations fructueuses. Malheureusement, 2026 sera encore pire !
La hiérarchie a annoncé à une partie des agent·e·s sa volonté de réduire les Journées Abes 2026 à un jour et demi au lieu de deux, de déprogrammer les ateliers qui, traditionnellement, permettaient les échanges entre l’Abes et ses réseaux, mais également de supprimer le cocktail, moment de convivialité majeur permettant de nombreuses discussions et surtout l’enrichissement de notre culture professionnelle.
Les raisons invoquées ? Tantôt une décision imposée par le MESRE (Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace) qui empêcherait toute dépense jugée « somptuaire », tantôt la volonté d’alléger la charge de travail qui pèserait sur les collègues devant animer les ateliers.
Cela nous semble bien éloigné de la réalité. En 2024, les journées ABES ont été bénéficiaires à hauteur de 12 000 €, car les inscrits sont traditionnellement nombreux, ce qui attire par ailleurs les sponsors. Le financement de cet événement se fait donc essentiellement sur ressources propres, et non pas via la subvention reçue du Ministère. Quant à la charge de travail, aucun·e collègue n’a été sollicité·e pour savoir si l’animation et l’organisation des ateliers constituaient une charge pesante pour eux. Nous nous demandons suivant quels arguments la négociation avec le MESRE a été faite, si tant est qu’elle ait été menée.
Les journées Abes sont une occasion rare et précieuse de passer du temps avec les membres de nos réseaux, d’avoir des interactions directes entre collègues de la France entière et parfois d’ailleurs, de célébrer le travail fait ensemble et de se projeter vers celui qui nous attend. C’est un moment important de la culture professionnelle du personnel de la documentation en France auquel les agent.es de l’Abes, aussi bien bibliothécaires, informaticiens qu’administratifs, comme ceux du réseau sont particulièrement attachés.
Comment ne pas avoir l’impression que c’est avant tout cette culture professionnelle, perçue par la direction comme un corporatisme étroit, qui est attaquée. Plusieurs signes en attestent : la disparition des services liés aux réseaux existants (publications en série, autorités, thèses) lors de la réorganisation, le désabonnement sans prévenir de la majorité des collègues de la filière bibliothèque de la liste de diffusion de l’ADBU, l’affirmation que nous donnerions une vision étriquée de nos missions en considérant les bibliothèques comme les principaux usagers de l’Abes, l’absence de l’ADBU et de représentants de nos usagers directs au sein du comité des « parties prenantes ».
Plus largement, entre ce rabotage dans les règles et l’avenir incertain que fait planer le changement du socle logiciel du SUDOC, un des derniers espaces de collaboration active et suivi entre institutions françaises de l’enseignement supérieur est en train d’être complètement démantelé.
Les dernières Journées Abes n’auraient sans doute pas été une fête, mais elles auraient au moins été l’occasion que l’Abes ne disparaisse pas avant même la fusion avec l’Amue, donnant l’impression de 30 ans de travail balayés. Des journées Abes 2026 au rabais sont impensables. Nous, personnels de l’Abes, ne voulons pas nous y résigner. Nous espérons que les membres de nos réseaux ne le voudront pas non plus !

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