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Appel intersyndical pour le 1er mai : Du pain, la paix et la liberté

SNASUB-FSU

Le premier mai c’est NOTRE journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde. C’est la mobilisation qui nous a permis de l’arracher il y a plus de 100 ans et de la conserver il y a quelques jours, alors que les macronistes alliés à la droite et à l’extrême droite ont tenté de faire passer une loi pour contraindre 1,4 millions de salarié·es à travailler ce jour-là. Nos manifestations cette année seront l’occasion de fêter cette victoire et d’alerter solennellement politiques et patronat : on ne TOUCHE pas au 1er mai !

Ce premier mai, nous appelons l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à manifester contre la vie chère, pour exiger que notre travail soit rémunéré comme il se doit. Alors que les prix de l’énergie explosent, nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. Dans le même temps, la pauvreté ne cesse de progresser chez les jeunes qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage… Côté étudiant, le coût de la vie a grimpé de 30% tandis que les bourses étudiantes, elles n’ont pas augmenté. Pourtant, les dividendes atteignent des records et les entreprises touchent chaque année 211 milliards d’aides sans condition ni contrepartie. Dans le privé comme dans le public, les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix. Les entreprises qui discriminent doivent être sanctionnées. Les aides publiques doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics. Les prix de l’énergie doivent être bloqués pour mettre fin à la spéculation.

Ce premier mai, nous manifesterons aussi pour la paix, en solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international.
Enfin, nous manifesterons pour exiger des perspectives de progrès. La fuite en avant vers toujours plus de profits mène dans le mur. Il n’y a pas de planète B. Nous voulons que les richesses que nous produisons par notre travail financent la transition environnementale et notamment la sortie de la dépendance aux hydrocarbures, les services publics et la protection sociale. Nous voulons une industrie qui nous permette de produire local et durable. Nous voulons que le progrès technologique permette la réduction du temps de travail. Nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et antifasciste. Nous voulons vivre dans un monde de paix, d’égalité et de liberté !

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Rémunérations des personnels de la fonction publique : l’urgence de mesures salariales ambitieuses

SNASUB-FSU

La FSU, avec l’ensemble des organisations syndicales, a claqué la porte du groupe de travail sur les carrières et les rémunérations.

En effet, le ministre David Amiel a ouvert la réunion en annonçant que des mesures immédiates étaient exclues et sans rien proposer d’autre que des discussions destinées à préparer l’après présidentielle. Cette nouvelle fin de non-recevoir est inacceptable !

La FSU a exigé :

des mesures d’urgence face à l’augmentation du prix de l’énergie et de l’inflation ;
des mesures immédiates de rattrapage du pouvoir d’achat notamment par le dégel du point d’indice ;
un plan pluriannuel de revalorisation des grilles pour les catégories A, B et C, accompagné de mesures indiciaires pour toutes et tous.

La FSU a dénoncé une politique volontaire de déclassement salarial de la Fonction publique, et de mesures vexatoires de réduction des droits dont tous et toutes les agent·es font les frais, singulièrement les femmes et les malades. Le gouvernement organise ainsi l’affaiblissement prolongé de la Fonction publique, preuve de son mépris pour ce qui relève de l’intérêt général.

La FSU demande depuis des mois l’ouverture de discussions sur les salaires et les carrières des agent·es de la Fonction publique. Les propos hors sol du ministre ne lui feront pas en rabattre sur ses prétentions. Il n’est pas question d’enjamber l’année 2026 et les mois qui nous séparent de l’élection présidentielle.

La FSU exige que de véritables négociations soient programmées et conduisent à des décisions dès 2026, notamment le dégel de la valeur du point d’indice, première étape d’un plan pluriannuel, aboutissant à l’attribution uniforme de 80 points sur l’ensemble de la grille indiciaire, combinée à une revalorisation d’au moins 20 % de la valeur du point d’indice et à son indexation sur l’indice des prix à la consommation.

C’est une urgence sociale et démocratique au regard du rôle des agent.es de la fonction publique dans les périodes de crise économique, sociale et écologique. Il est temps de rompre avec ces 10 ans de cadeaux aux plus fortunés et d’appauvrissement de celles et ceux qui œuvrent au service de la population.

La FSU appelle les agent·es de la Fonction publique à se mobiliser massivement le 1ᵉʳ mai pour les droits des travailleuses et de travailleurs et pour les salaires.

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URGENCE SALAIRES : stop à la paupérisation des agent·es publics !!!

SNASUB-FSU

Avec le SNASUB-FSU, défendons nos conditions de vie, refusons la smicardisation qui grignote peu à peu nos rémunérations, revendiquons de vraies mesures salariales pour la fonction publique !

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Non à la réduction des droits à autorisations spéciales d’absence (ASA)

SNASUB-FSU

Le gouvernement s’entête à maltraiter les personnels de la fonction publique, la FSU s’entête à les défendre !

Le motif affiché est d’unifier les pratiques en matière d’autorisations spéciales d’absence (ASA) de droit ou facultatives ou d’aménagement du temps de travail pour motif d’événements familiaux ou liés à la parentalité. En réalité, depuis le début, le gouvernement doit y voir une aubaine pour réduire les droits des personnels et leur envoyer un nouveau message de défiance.

La FSU, avec les autres organisations syndicales, a fait échouer une première tentative pour réduire la durée de l’ASA pour enfant malade de plus de 12 ans, et pour mariage ou PACS. Le projet de décret qui a été soumis au Conseil commun de la fonction publique mercredi 9 avril a pourtant reçu un vote contre unanime de la part des organisations syndicales.

Sa logique générale d’abord, est en elle-même une réduction des droits. Aujourd’hui le pouvoir d’appréciation des chefs de service leur confère une souplesse bienvenue pour accorder une ASA, par exemple pour se rendre à des obsèques, quand le service le permet. La rédaction du projet de décret prétend réglementer de manière limitative, et exclut de fait certaines situations, interdisant donc de les prendre en compte. Se rendre aux obsèques de sa grand-mère en rattrapant ses heures à un autre moment – un exemple d’ASA facultative possible aujourd’hui – ne pourrait par exemple plus être autorisé.

La FSU a déposé des amendements visant à maintenir les droits existants et à en conférer de nouveaux pour tenir compte notamment des évolutions de la société en matière de famille, et elle a soutenu les amendements qui allaient dans le même sens, mais le gouvernement a tout rejeté.

La FSU a déposé un amendement visant à ce que la réglementation tienne compte de la situation particulière des agentes soumis à des contraintes fortes dans l’organisation de leur travail, ne disposant pas de la possibilité de prendre des RTT ou de choisir leurs congés puisse être prise en compte, le gouvernement l’a aussi refusé.

La FSU dénonce une démarche sous-tendue par une conception démagogique et inepte de la fonction publique, qui dégraderait la situation faite aux personnels, les relations sociales au travail et l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle. Les agent·es publics qui œuvrent au quotidien au service de la population ne méritent pas un tel traitement et une telle mesquinerie.

À la suite du vote contre, le conseil commun de la fonction publique doit être reconvoqué. La FSU demande des évolutions substantielles sur la logique du texte et sur les droits spécifiques allant dans le sens de la sécurisation des droits existants et de l’obtention de nouveaux droits. En cas de refus, elle mettra toute son énergie pour mettre en échec la politique gouvernementale en la matière.

La FSU est déterminée à défendre les droits des agents, et à en conquérir de nouveaux. En parallèle des discussions sur les ASA, elle continue dans le cadre des discussions en vue d’un nouvel accord sur l’égalité professionnelle dans la fonction publique de porter l’exigence impérative de créer de nouveaux droits favoriser l’égalité en matière de santé – notamment par le congé hormonal –, d’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, d’éradication des violences sexistes et sexuelles et par-dessus tout de rémunérations.

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Fusion Abes-Amue : inquiétudes majeures sur l’avenir des missions de l’Abes

SNASUB-FSU

Le SNASUB-FSU souligne les fortes réserves et inquiétudes entourant la fusion, aggravées par le retrait du CINES et l’absence de concertation légale, ainsi que par les pressions internes signalées à l’ABES (Agence bibliographique de l’enseignement
supérieur). Le syndicat défend la nécessité de transparence, de consultation des CSA et de la représentation syndicale, tout en alertant sur un risque majeur de dégradation des métiers et du réseau des bibliothèques en cas de fusion.

Ci-dessous le communiqué intersyndical.

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31 mars – Mobilisées pour nos salaires, pour des moyens pour l’école, pour nos conditions de travail

SNASUB-FSU

Dans l’action la semaine du 30 mars au 3 avril et en grève le 31 mars !

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Déclaration liminaire FSU-CGT concernant les primes des personnels BIATSS du Muséum national d’Histoire naturelle

SNASUB-FSU

Les représentant-es des personnels au CSA-MESR de la FSU et de la CGT vous alertent, M. le DGRH et M. le ministre concernant la situation salariale des personnels BIATSS du Muséum national d’histoire naturelle. Le régime indemnitaire et en l’espèce le montant de la composante IFSE du RIFSEEP des personnels, quelle que soit leur filière, est particulièrement faible, bien inférieur aux objectifs de convergence indemnitaire fixé par le ministère lui-même, dans un ministère de l’ESR pourtant très mal doté en termes de primes et en contradiction flagrante avec les consignes ministérielles. En effet, on observe dans la majeure partie des cas des montants d’IFSE inférieurs aux planchers, et ce, malgré une revalorisation, bien modeste, (10 euros mensuels) mise en œuvre en 2022.

Ainsi, dans la filière des bibliothèques, les montants d’IFSE tels que publiés dans la note de service interne au muséum, 10 des 11 groupes sur l’ensemble des corps sont en dessous des minima de gestion fixés en 2023, avec des écarts annuels en défaveur des agents s’échelonnant de 742 euros à 150 euros en dessous des montants plancher. Citons par exemple le cas des magasiniers du groupe 2, à qui il manque 630 euros pour atteindre le minimum de gestion. La situation dans les filières AENES et ITRF est la même. Dans la pratique ces montants indignes sont contournés pour beaucoup de personnels notamment provenant d’autres établissements, qui arrivent à négocier un montant plus important que celui de référence pour ne pas perdre trop de salaire ne venant travailler dans le muséum. C’est la jungle, à défaut de la ménagerie dans le régime indemnitaire.

Les discussions dans les instances sur le sujet étant infructueuses, les personnels des bibliothèques ont lancé un mouvement de grève soutenu par nos organisations syndicales tous les samedis, depuis le 31 janvier. À l’issue du 8 jour d’une grève pourtant bien suivie, il n’y a toujours rien de nouveau de la part de la présidence du MNHN, qui prétend que son statut d’établissement non RCE l’empêche de revaloriser le montant de l’IFSE.

Cette situation est incompréhensible : comment le ministère peut-il laisser un établissement piétiner sa propre consigne que « nul ne bénéficie d’une attribution annuelle inférieure » aux montants planchers ? Comment un établissement peut-il refuser la convergence indemnitaire promise par le ministère à ses personnels ?

Ces conditions de rémunérations très dégradées et opaques sont indignes de notre ministère et mettent les agents en difficulté, sans parler de l’impact sur l’attractivité de l’établissement.

Nos organisations demandent donc que le ministère impose à l’établissement une revalorisation indemnitaire conséquente et immédiate des personnels MNHN, au moins au niveau des moyennes ministérielles de ses personnels BIATSS. Nous demandons un rendez-vous au ministère à ce sujet.

Nous rappelons enfin notre exigence d’une réelle convergence indemnitaire interministérielle pour l’ensemble des personnels BIATSS de l’ESR, nos moyennes ministérielles étant parmi les plus faibles de la fonction publique d’état. Nous demandons également depuis trois ans que nous soit transmise la cartographie des politiques indemnitaires par établissement de l’ESR. Et, enfin et surtout, il reste la revendication fondamentale de l’augmentation de la valeur du point d’indice pour tous les agents publics, dont le pouvoir d’achat baisse depuis 20 ans et singulièrement paupérisés depuis 5 ans. L’augmentation de l’inflation qui s’amorce rend la situation encore moins tenable.

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