La FSU condamne les violences et appelle à cesser l’instrumentalisation et les pressions

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La FSU condamne les violences qui ont abouti à la mort de Quentin Deranque, à Lyon, le 14 février dernier.

Ce drame est aujourd’hui l’objet d’instrumentalisations dans le débat public qui fragilisent la démocratie. Dans les heures et les jours qui ont suivi le décès de Quentin Deranque, les propos réducteurs, outranciers, partiaux, y compris de la part du gouvernement, se sont multipliés. Cela ne peut qu’attiser les tensions et mettre en péril la cohésion sociale. Cela doit cesser !

C’est à la justice d’établir les faits, leur enchainement, les responsabilités à l’origine du drame, de juger et de punir sans pression ni interférence politique

La FSU condamne avec la plus grande fermeté la stratégie des groupuscules d’extrême-droite qui instaurent un climat de tension dans certaines villes pour imposer leurs idées racistes et haineuses et réduire au silence les voix progressistes.

Elle condamne également les atteintes aux locaux des organisations syndicales ou politiques et les intimidations ou menaces dont leurs militant⋅es sont l’objet depuis quelques jours.

La FSU dénonce aussi les tentatives répétées des militantes de l’organisation identitaire Nemesis d’investir les manifestations féministes, notamment celles du 8 mars, multipliant les provocations, afin de poursuivre leur entreprise de « normalisation » et de dénaturer les luttes féministes.

Dans un moment dangereux pour notre société et notre démocratie, la préservation de l’État de droit, le respect de la séparation des pouvoirs et du débat démocratique sont, plus que jamais, des exigences que toutes et tous doivent s’employer à faire vivre.

La FSU réaffirme son engagement contre l’extrême droite, ennemie du monde du travail et de la démocratie. Elle reste déterminée à construire l’unité d’action de celles et ceux qui défendent les solidarités et les libertés.

 

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Le ministère de la Fonction publique s’attaque aux droits des agent⋅es : trop, c’est trop !

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Alors que le ministère de la fonction publique répète à l’envi qu’il y a nécessité de mieux protéger les agent⋅es publics, alors qu’il annonce vouloir travailler à un nouveau plan « santé au travail », alors qu’il mène une négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et hommes, il agit strictement à l’inverse !

En dix jours, ce n’est en effet pas une mais deux attaques qui sont portées aux personnels de la Fonction publique, à peine un an après avoir diminué de 10 % la rémunération maintenue en cas de congé maladie…

La semaine dernière, pour répondre à l’injonction du Conseil d’État de réglementer les dispositions applicables aux autorisations d’absence liées à la parentalité et à certains événements familiaux, le ministère de la fonction publique s’attaque aux droits des personnels en cherchant à diminuer le nombre de jours pour enfant malade ou pour certaines absences pour décès.

Ce jeudi, c’est au tour du temps partiel thérapeutique d’être dans le collimateur. Sans bilan chiffré, ni employeur public présent au groupe de travail, la DGAFP ouvre des discussions sur le temps partiel thérapeutique pour en durcir les conditions d’octroi et de régénération du droit, pour transformer en pratique ce droit statutaire de protection des agent·e·s en un dispositif de gestion des ressources humaines. Les premier⋅es touché⋅es seront les professions les plus exposées et celles les plus féminisées.

Parce que le choix politique de l’austérité budgétaire porte aujourd’hui atteinte à la santé des personnels de la fonction publique, à l’égalité professionnelle et pour signifier son refus déterminé de tout recul, la FSU et les autres organisations syndicales ont quitté le groupe de travail sur le temps partiel thérapeutique.

La FSU exige l’abandon immédiat de ces projets et appelle le gouvernement à cesser ses attaques contre les droits, la santé et les conditions de travail des agent·es publics.

La FSU exige par ailleurs la suppression du jour de carence et le retour du maintien à 100% du traitement en congé maladie ordinaire.

 

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8 mars : brisons les chaines sexistes du capital !

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Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.

Partout dans le monde, des femmes et des peuples affrontent guerres impérialistes, occupations militaires, coups d’État et régimes obscurantistes. En Afghanistan, en Iran, en Palestine, en Ukraine, au Soudan, au Venezuela et ailleurs : des femmes résistent, s’organisent, descendent dans la rue au péril de leur liberté et de leur vie. Le peuple et les femmes kurdes du Rojava subissent une offensive militaire d’envergure menaçant l’existence même des populations et les acquis démocratiques, féministes, politiques et sociaux arrachés au prix de sacrifices immenses. La FSU réaffirme sa solidarité pleine et entière avec celles qui subissent bombardements, viols de guerre, exils forcés, politiques migratoires racistes et persécutions théocratiques : leur combat pour la liberté, la dignité et l’égalité est aussi le nôtre.

En France à contre-courant des besoins, le gouvernement impose un budget d’austérité profondément sexiste. Les services publics où les femmes sont à la fois massivement salariées et principales usagères, subissent des coupes, suppressions de postes, fermetures de classes, de lits, de structures de proximité. À chaque recul du service public ce sont les femmes qui encaissent : conditions de travail dégradées, charge mentale renforcée, et l’accès aux services publics de santé, d’éducation, de la petite enfance… est de plus en plus difficile.  Outre la persistance des inégalités économiques, les violences sexistes et sexuelles au travail restent nombreuses et encore trop souvent impunies.  S’y ajoutent également des attaques directes contre les droits des agentes : décote salariale de 10% en cas de congé maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, projet de diminution des jours « enfant malade ». Être malade, enceinte ou assumer la parentalité devient ainsi un motif de sanction financière. Cette politique constitue une violence sociale ciblée contre les femmes déjà surreprésentées dans les emplois les plus précaires, à temps partiel imposé avec des carrières discontinues et des pensions amputées.

Dans ce contexte, la FSU réaffirme son soutien aux mobilisations des AESH dont le métier concentre tous les marqueurs de cette ségrégation professionnelle organisée. Elle exige l’abrogation des mesures discriminatoires, un véritable statut pour les AESH, la revalorisation de l’ensemble des métiers féminisés et des moyens pour des services publics renforcés – condition indispensable de l’égalité femmes-hommes.

Parallèlement deux chantiers majeurs sont ouverts : la renégociation des accords d’égalité professionnelle dans la fonction publique et la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale. Ils peuvent devenir des leviers pour lutter contre les inégalités, à condition de ne pas être transformés en vitrines sans contenu. La FSU refuse les effets d’annonce : elle exige une application effective et contraignante du principe « à travail de valeur égale, salaire égal » avec une définition de la valeur du travail fondée sur des critères explicites et non sexistes (qualification, expérience, charge physique et nerveuse, niveau de responsabilités), ainsi que des plans d’action dotés de moyens, d’objectifs chiffrés, de calendriers et d’obligations de résultat. La directive européenne ne doit pas être transposée au rabais pour sauver les apparences mais saisie comme une occasion historique de sortir de l’incantation des « grandes causes nationales » pour obtenir de véritables avancées en matière de salaires, de réduction des écarts entre les rémunérations, de carrière et de pensions.

Au quotidien, la FSU porte l’exigence d’égalité au travail et dans toute la société pour les femmes d’ici et d’ailleurs, pour les agentes et les usagères des services publics. La FSU appelle à construire une réponse collective, globale et massive à un système qui prétend nous assigner et nous faire taire.

Le 8 mars ne lâchons rien et soyons nombreuses et nombreux engagé·es dans la Grève féministe et dans les mobilisations.

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Le transfert des SG d’EPLE aux collectivité territoriales à travers une proposition de loi d’initiative sénatoriale : pour la FSU et le SNASUB-FSU, c’est toujours NON !

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Repas étudiant à 1 € : une annonce sans moyens, au détriment des personnels des CROUS ?

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(communiqué de presse du 26 janvier 2026)

La généralisation du repas à 1€ répondant à un besoin social réel, le SNASUB-FSU est bien évidement favorable à une telle mesure ; mais l’annonce gouvernementale, faite sans moyens supplémentaires, est totalement hors sol.

Les CROUS font déjà face à une hausse de fréquentation de 20 à 35 % des restaurants universitaires, à des structures saturées et leurs personnels sont largement épuisés par les nombreuses situations de sous effectifs.

Pourtant, le plafond d’emplois reste gelé et aucun financement complémentaire pérenne n’est prévu.

Les conséquences semblent alors connues d’avance : surcharge de travail, accidents, risques psychosociaux, pression managériale accrue. Il faut disposer de structures de restauration adaptées pour accueillir réellement les étudiant·es qui souhaitent venir manger. Il faut rendre attractifs nos métiers, et, pour cela il faut absolument débloquer le point d’indice et revoir toutes les grilles pour que les personnels soient payés convenablement.

Les agent·es ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’une communication politique. Le SNASUB-FSU exige des moyens à la hauteur des enjeux :

un budget à la hauteur des besoins ;
la création immédiate de postes supplémentaires et en nombre suffisant.

Sans cela, la généralisation du repas étudiant à 1 € se fera au détriment des personnels et de leurs conditions de travail et du service rendu aux étudiant·es.

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Promotions ITRF et Bib : résultats des tableaux d’avancement (TA) et des listes d’aptitude (LA)

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La liste d’aptitude offre la possibilité de changer de corps et d’accéder à des postes et à un emploi de niveau supérieur.

Le tableau d’avancement est le passage d’un grade à un grade supérieur à l’intérieur d’un même corps.

Pour les ITRF (Ingénieurs et techniciens de recherche et de formation), l’ensemble de la procédure et des résultats pour 2025 sont disponibles sur la page du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Pour les Bibliothèques, l’ensemble de la procédure et les résultats pour 2025 sont disponibles sur POPPEE.

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Apporter une réponse politique globale et ambitieuse face à la menace masculiniste qui gangrène la société

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(Communiqué de presse de la FSU)

Le Haut Conseil à l’Égalité (HCE) a publié son rapport annuel sur l’état du sexisme en France qui confirme la dérive inquiétante déjà pointée dans son rapport précédent : l’adhésion croissante des jeunes garçons aux théories et pratiques sexistes. Les résultats de ce nouveau rapport sont encore plus alarmants que le précédent au sens où l’adhésion aux théories masculinistes s’étend avec une ampleur inquiétante concernant tous les âges de manière croissante. Le HCE désigne aujourd’hui clairement le masculinisme comme une menace globale pour notre société.

Le HCE met en avant, à côté du sexisme paternaliste dont sont massivement victimes les filles et les femmes au travail, à l’école et dans tous les espaces sociaux, la montée d’un sexisme hostile ouvertement violent et auquel adhèrent dorénavant 17% de la population (près de 10 millions de personnes). Le rapport confirme que ce sexisme hostile n’est pas le fait d’actes isolés et s’organise en mouvements idéologiques collectifs imprégnant les jeunes générations et les moins jeunes par un bombardement massif de contenus numériques. Ces chiffres confirment les alertes de terrain remontées par les agentes de la fonction publique comme par les usagères des services publics.

La FSU rappelle que les violences faites aux femmes s’inscrivent dans un continuum qui va de l’environnement sexistes au travail et ailleurs jusqu’aux agressions, viols et féminicides. Le masculinisme est une idéologie dangereuse et réactionnaire qui banalise les violences contre les filles, les femmes, les minorités sexuelles et de genre et qui est portée principalement par les groupes d’extrême droite mais pas seulement. Elle est diffusée bien au-delà.

Engagée de longue date contre toutes les violences sexistes et sexuelles, la FSU mène un travail militant conséquent : cellule de veille interne, stages de formation, outils pratiques pour les personnels. Elle porte ces combats dans toutes les instances, notamment pour exiger des mesures à la hauteur de ce fléau. Les équipes militantes ont d’ailleurs arraché des cellules d’écoute mais le manque criant de volonté politique et de moyens bloque leur opérationnalité. Dans nos ministères, les filles et les femmes ne sont toujours pas assez protégées quand elles dénoncent les violences et le système patriarcal institutionnalisé organise encore aujourd’hui et beaucoup trop l’impunité des auteurs.  Elle porte également ces combats dans les mobilisations et les cadres unitaires larges pour obtenir notamment une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles.

La FSU soutient l’ensemble des préconisations du rapport, au premier rang desquelles les séances EVARS obligatoires et financées, dont le rôle préventif est essentiel. Face à cette offensive idéologique, la FSU ne lâchera rien et appelle à être nombreuses et nombreux dans l’action et dans la rue le 8 mars. Car défendre l’égalité, c’est aussi combattre partout le sexisme et cette menace réactionnaire et viriliste qui menace les droits acquis comme ceux à encore conquérir et veut ramener les femmes à l’invisibilité et à la soumission.

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Calendrier des paies et pensions des agent·es de la fonction publique

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(date de mise à jour de la page : 8 janvier 2026)

Le versement du traitement des agent·es de l’État (titulaires et contractuel·les) s’effectue en fin de mois, généralement deux jours ouvrés avant la clôture de celui-ci. Les pensions de retraite sont payées un jour plus tard que les salaires en respectant la règle d’un virement effectué hors samedi, dimanche et jour férié.

Ci-dessous le calendrier 2026 (format A4 et A5) pour mémoire.

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