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Mise en avant

Motion adoptée par le bureau national du 7 avril 2020

Circulaire Bureau national du 7 avril 2020
Crise sanitaire du Covid-19 : protéger les personnels,
assurer les missions prioritaires de nos services publics et
préparer l’avenir…

LE SNASUB-FSU, ENGAGE AU QUOTIDIEN !

En annonçant le jeudi 12 mars 2020 la fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées et des universités, Emmanuel Macron engageait le pays sur la voie du confinement. Si cette décision politique était prévisible, attendue par certain.es et redoutée par d’autres, elle n’en a pas moins été brutalement ressentie par nombre de nos collègues.

Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans la crise sanitaire que nous vivons : sous-évaluation de la situation, poursuite des politiques d’austérité menées depuis des années (réduction du nombre de lits dans les hôpitaux, réduction des effectifs de personnels soignants, dotation budgétaire insuffisante pour le matériel médical…). Il a tenu des propos contradictoires, prétendant d’abord rassurer en janvier sur le fait que le Covid- 19 resterait hors des frontières, puis en présentant les capacités sanitaires comme suffisantes pour faire face à la maladie et, enfin, en blâmant en mars celles et ceux qui sortaient de chez eux et qui devenaient alors les responsables de l’expansion de l’épidémie.

Pourtant, ce qui a prédominé, c’est la conscience partagée largement de la nécessité de mesures drastiques pour ralentir et limiter la progression de l’épidémie afin de sauver des vies humaines. C’est cette conscience qui a forgé ce consentement large, très exceptionnel et temporaire, à renoncer à des libertés aussi fondamentales que celles de circuler librement ou de se réunir.

Le SNASUB-FSU a considéré pour sa part que l’intérêt général dictait de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour assurer les tâches urgentes et nécessaires pour la continuité du service de rester chez eux !

Il n’en reste pas moins lucide quant au fait que la crise sanitaire produite par la pandémie de covid 19 a fait entrer la France, à l’instar du reste du monde, dans une situation exceptionnelle qui révèle grandeur nature tous les périls sociaux que font courir le développement des inégalités sociales, la privatisation des services publics et les politiques d’austérité menées depuis des décennies au nom d’un néolibéralisme ravageur.

L’engagement des agents publics, qui se rendent au travail pour permettre la continuité du service, qui exercent leurs missions en travaillant confiné.es à leur domicile ou qui sont en situation de travail empêché (notamment du fait de leurs fonctions non « télétravaillables », pour préserver leur santé et celles des autres ou bien garder leurs enfants) montre combien le sens de l’intérêt général qui les animent est constitutif et essentiel à la solidarité et à la préservation des droits sociaux de toutes et tous.

Pour autant, le SNASUB-FSU ne saurait accepter qu’en cette période exceptionnelle ne soient prises des mesures d’exception qui inscriraient dans le droit ordinaire ou dans la durée de nouvelles dégradations des conditions de travail et de vie pour les salarié.es, de nouveaux reculs démocratiques et des libertés publiques.

Le gouvernement a choisi d’instaurer un état d’exception, un état d’urgence sanitaire, au motif de préserver les conditions sanitaires, sociales et économiques de toutes et tous, de permettre de soutenir l’économie et d’assurer le fonctionnement des services publics. Certains choix législatifs et budgétaires opérés paraissent aller dans ce sens (continuité des revenus, soutien au financement du chômage technique, élargissement de la trêve hivernale, abrogation temporaire du jour de carence…) mais de nombreux autres apparaissent surtout pris pour préserver les intérêts privés des plus riches dans la continuité de la politique gouvernementale menée depuis 2017. Par exemple, contrairement à d’autres pays de l’UE, la France a refusé d’interdire le versement de dividendes aux actionnaires pour que les entreprises concernées puissent faire face aux paiements des salaires notamment. De même, il est totalement INACCEPTABLE que sous prétexte de renforcer l’économie à la fin du confinement, le gouvernement s’accorde le droit par ordonnance de revenir sur des acquis pour les salarié.es, notamment en augmentant dans le privé le temps de travail à 60 heures hebdomadaires dans certains secteurs d’activités.

Le plan de garantie prévu à hauteur de 300 milliards pour soutenir les entreprises vis-à-vis de leurs créanciers si leur activité était trop réduite ou à l’arrêt n’est assortie d’aucunes conditions sociales pour les salarié.es.

Les services publics font à nouveau la preuve qu’ils sont une garantie essentielle pour les droits de toutes et tous !

Il faut les soutenir, les renforcer et reconnaître enfin l’engagement sans faille de leurs personnels au service de l’intérêt général.

Les personnels de la fonction publique ne seront sans doute pas non plus épargnés par des pressions inadmissibles sur leurs conditions de travail, notamment le temps de travail ou du droit à congés. Si la réglementation en vigueur permet de faire face à des situations exceptionnelles, le SNASUB-FSU s’oppose à toute application autoritaire de celle-ci.

Au global, l’approche incohérente et les discours ministériels contradictoires (relevant parfois du déni) ont surtout empêché les services et les établissements de mieux s’organiser. Comment ne pas constater que la continuité du service est aussi assumée aujourd’hui dans un contexte massif de télétravail inadapté à nos organisations, sans outils mis à disposition, à l’aide des équipements personnels de nombreux collègues, sur leurs moyens propres ? Comment ne pas saluer l’élan de volontariat qui anime la majorité des agents pour assurer la continuité du service public ou les missions exceptionnelles de solidarité ? Cela démontre que les personnels n’ont pas besoin d’injonctions autoritaires pour assurer leurs missions !

Pour le SNASUB-FSU, ce qui apparaît, c’est l’incurie des approches managériale et austéritaire que subissent les services publics et leurs salarié.es. Fondées sur de prétendues « rationalisations » pour pallier les coupes budgétaires de la réduction dogmatique des dépenses publiques, sur une mise en concurrence des personnels entre eux au nom de leur « performance », sur l’affaiblissement du statut au profit du contrat de gré à gré…

Ce qui apparaît c’est que la défense intrinsèque de l’intérêt général est au coeur de la culture professionnelle des agents publics.

Des mesures d’urgence nécessaires sont à prendre ! Il faut :

  • renforcer les mesures de sûreté sanitaire et de protection des personnels appelés à travailler en présentiel : (masques, blouses, combinaisons, gel hydroalcoolique…) ;
  • assurer la disponibilité massive de tests de dépistage pour préparer le déconfinement ;
  • reconnaître comme maladie professionnelle toute contamination au travail par le Covid-19 ;
  • abroger définitivement le jour de carence en cas d’arrêt maladie ;

Le SNASUB-FSU exige également d’autres mesures ! Il faut :

  • reconnaître le travail des personnels par la revalorisation des carrières et des rémunérations, par des mesures générales et non des mesures particulières qui divisent : dégel de la valeur du point d’indice, requalification des emplois et promotion des personnels ;
  • abroger la loi dite de « transformation de la fonction publique » qui affaiblit le statut et la représentation syndicale des personnels dont la situation montre combien elle est essentielle au fonctionnement des services publics.
  • un plan de création massive d’emplois titulaires pour répondre à tous les besoins nouveaux créés par la crise sanitaire, pour renforcer et redéployer toutes les missions de service public ;
  • un plan de renforcement des budgets publics et sociaux et une réforme fiscale qui soit guidée par le principe de répartition des richesses finançant les droits sociaux de toutes et tous ;

De ce point de vue, le SNASUB-FSU appelle tous les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la culture à signer l’appel « PLUS JAMAIS ÇA ! CONSTRUISONS LE JOUR D’APRÈS ! » porteur de propositions pour « reconstruire ensemble un futur écologique, social et démocratique ».

Le SNASUB-FSU condamne les dispositions législatives et les ordonnances gouvernementales prises en mars et en avril qui visent à déréglementer toujours plus le Code du travail et la protection des salarié.es du privé : notamment celles en matière de temps de travail, de RTT et de droit à congés. La crise sanitaire actuelle ne peut pas servir d’opportunité au gouvernement pour continuer son oeuvre de casse sociale.

Pour ce qui concerne les agents publics, titulaires et non titulaires, nous agirons de façon extrêmement déterminée pour le respect de nos droits ordinaires à congé et notamment contre toute contrainte hiérarchique à poser des jours de congés le cas échéant.

Le SNASUB-FSU assure de sa solidarité les personnels de santé, celles et ceux de la fonction publique hospitalière notamment. Il réaffirme la nécessité d’une autre politique de santé qui soit fondée sur la réponse aux besoins et non sur l’austérité et la concurrence.

Mise en avant

Coronavirus : l’heure est à la solidarité et à la protection de toutes et tous pour endiguer l’épidémie !

Syndicat national de l’administration scolaire universitaire et des bibliothèques
Fédération syndicale unitaire

Pour endiguer l’épidémie de COVID-19 qui se répand dans le pays, la meilleure protection réside dans ce que les scientifiques appellent la « distanciation sociale » et dans les mesures et gestes barrières !


Le développement de l’épidémie s’accélère !


L’heure est à la solidarité et à la mise en protection !


Assez de confusion !

Ces 5 derniers jours, la crise sanitaire créée par le coronavirus s’est aggravée et la France a basculé dans une situation inédite !

La fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées, des universités, des bibliothèques, des services doit aussi aboutir à des fonctionnements à effectifs les plus restreints possibles pour assurer la continuité de service nécessaire, rien de plus ! 

C’est simplement une question d’organisation pratique de la « distanciation sociale », incontournable pour faire reculer l’épidémie. C’est simplement le devoir de protection des personnels !

Ce qui peut être organisé en télétravail doit l’être sans délai.
Ce qui ne peut pas doit être réduit au strict nécessaire.
Les collègues en autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants ne peuvent être sommés d’avoir en plus à organiser un télétravail.

L’intérêt général dicte donc de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour des tâches immédiates et de première nécessité pour la continuité du service de rester chez eux !
Il s’agit là aussi d’un acte pratique de solidarité que de se protéger soi pour protéger les autres.


Pour les personnels dont la présence physique est requise sur le lieu de travail pour assurer la continuité de service minimale et nécessaire, il est impératif qu’ils bénéficient des conditions de protection et d’hygiène renforcées nécessaires (distances suffisantes entre les postes de travail, nécessaire de nettoyage des postes et outils de travail, gants, masques, gel hydroalcooliques, etc…)

Le SNASUB-FSU demande que les situations financières et sociales des personnels soient préservées tout le temps de l’épidémie et des mesures de confinement qui viennent d’être annoncées : pas de jour de carence appliqué en cas de maladie, pas de retenue sur salaire de quelque nature que ce soit, pas d’interruption, de non-renouvellement ou de fin de contrat pour les personnels non-titulaires…

La communication ministérielle a semé la confusion entre jeudi et dimanche après-midi. Le résultat est que ce lundi matin, services et établissements ont dû rattraper ce temps perdu en impréparation et en cafouillage !

Assez tergiversé !

Tout ce qui est hasardeux doit être stoppé sans délai ! Les effectifs doivent être réduits au juste nécessaire pour assurer la continuité immédiate de service et les missions soutenant l’investissement des personnels soignants ou la recherche sur le coronavirus.

  • En cas de difficulté à faire valoir votre droit à vous protéger pour protéger les autres,
  • en cas d’exigence zélée vous demandant de vous déplacer pour venir au travail sans motif immédiat de continuité du service,
  • en cas de situation de travail ne respectant pas les conditions d’hygiène et de sécurité nécessaire,
prenez contact avec les représentant-es du SNASUB-FSU de votre section académique ou d'établissement,
 ou adressez un courrier électronique à : snasub.fsu@snasub.fr

Interdire le droit à l’avortement c’est mettre des milliers de femmes en danger de mort !

Alors que la cours suprême des Etats Unis garantissait au niveau national le droit à l’IVG depuis 1973, elle vient de révoquer l’arrêt Roe V. Wade laissant dorénavant une prétendue  « liberté » aux  50 Etats de juger de la légalité ou de l’illégalité de l’IVG sur son territoire. La FSU dénonce avec force ce recul historique et apporte son soutien à toutes les femmes et au peuple états uniens qui se soulèvent contre cette décision profondément réactionnaire.

Comme le révèlent les rapports de l’OMS et de l’ONU,  les avortements clandestins provoquent environ 40 000 décès par ans et des séquelles physiques graves chez des milliers de femmes et de filles.  Donc interdire l’IVG sécurisé et encadré c’est mettre en danger de mort des milliers de femmes. La FSU rappelle que le droit des femmes à disposer de leur corps constitue une de ses exigences fortes et une revendication du mouvement social. Elle continuera à lutter contre toutes formes de remises en cause de ce droit et pour son accès plein et entier ici et ailleurs.

Le président et le gouvernement français doivent se positionner clairement contre cette décision et aucune tergiversation ne sera acceptable. La FSU n’acceptera jamais le prétexte d’un agenda ou d’un contexte politique particulier car les droits des femmes en France et dans le monde représentent des enjeux majeurs d’égalité et de démocratie. Et au-delà des habituels slogans : le président doit maintenant inscrire dans la constitution française l’IVG comme un droit fondamental.

Forte des valeurs de solidarité internationale qu’elle porte, la FSU appelle à se mobiliser sur l’ensemble du territoire où seront organisés collectivement des rassemblements et des manifestations contre la décision de la cours suprême Etats-unienne et pour le droit à l’IVG.

 

Paris, le 25 juin 2022

 

Communique_de_presse_FSU_droit_a_l_avortement

3.5 % : le niveau du mépris

Les organisations syndicales de la fonction publique ont obtenu que le ministre de la fonction publique annonce enfin une revalorisation du point d’indice. Pour autant, les 3.5 % annoncés sont très en deçà de l’inflation, pour l’instant  à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%.

Après un quinquennat entier qui s’est acharné à maintenir le point gelé, cette augmentation ne saurait compenser les pertes ni réparer les conséquences lourdes pour les conditions de vie d’un grand nombre de personnels, en particulier les bas salaires et les plus précaires.

La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point appelle pourtant une mesure d’une toute autre ampleur, avec une revalorisation d’urgence immédiate de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. C’est un enjeu de société, car il en va de l’attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

La FSU considère donc ces 3,5% comme une  étape largement insuffisante et qui en appelle une autre sans délai, tant cette augmentation est en décalage avec la réalité de l’évolution de coût de la vie. La FSU exige que soit rapidement concerté un mécanisme pérenne d’indexation des salaires sur l’augmentation des prix ainsi que l’ouverture de négociations portant sur les carrières et les rémunérations.

Les Lilas, le 28 juin 2022

A situation politique complexe… Notre action syndicale déterminée au service des personnels et de leurs revendications !

Motion d’actualité de la Commission administrative nationale des 21 et 22 juin 2022

 

A l’issue de cette longue séquence électorale qu’aura connu notre pays depuis le début de cette année 2022, Emmanuel Macron se trouve réélu Président de la République mais sans que son parti présidentiel ne trouve de majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale.

En effet, le très fort taux d’abstention (53,77%) constaté lors des élections législatives combiné à la progression importante des scores du Rassemblement national et de la coalition de la NUPES – et donc du nombre de leurs élu·es – l’ont empêché de pouvoir disposer d’une majorité absolue de député.es, ce qui peut retarder quelque peu la mise en œuvre d’un programme non clairement exposé mais qui comporte bon nombres de mauvais coups en projet pour les salarié·es, les retraité·es, les jeunes…

L’acte 2 d’Emmanuel Macron annonce sans aucun doute une politique globale d’austérité visant à réduire drastiquement les dépenses publiques pour tenter de revenir dans les 3% de déficit public « imposé » par la commission européenne. Alors que la crise sanitaire a montré la dégradation importante de notre système de santé publique et de son hôpital public, alors que notre système éducatif craque de tout côté notamment parce que ses métiers n’attirent plus ou bien par un manque d’emplois suffisants pour son bon fonctionnement, l’heure n’est pas à la continuation du démantèlement des services publics par l’asphyxie budgétaire pilotée par le gouvernement.

Non, pour le SNASUB-FSU, l’heure est plutôt au réinvestissement financier de l’Etat – par une meilleure répartition et utilisation des richesses produites, une réforme fiscale d’ampleur – pour restaurer et améliorer nos services publics, piliers incontournables de notre modèle social.

L’acte 2 d’Emmanuel Macron annonce sans doute aussi une offensive majeure contre nos conquis sociaux, en matière de droit à la retraite, notamment. L’annonce de son projet de reculer l’âge légal de départ en retraite à 65 ans constitue une alerte majeure de ce point de vue, alerte qui doit nous préparer à la mobilisation massive sur cette question. La retraite à 65 ans constituerait de fait un recul social majeur alors que le niveau des richesses produites dans notre pays permet sans problème de continuer à financer la retraite à 60 ans, voire même de rendre possible des améliorations du système pour les carrières longues, les métiers pénibles ou bien les minimas de pensions.

En tout état de cause, même sans parti présidentiel disposant d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron pourrait disposer de majorités politiques pour tenter de mettre en œuvre ces mesures antisociales.

L’élection à l’Assemblée nationale de 89 député·es du Rassemblement national montre à quel point ce parti qui n’est définitivement pas comme les autres est enkysté dans le paysage politique. Sa dénonciation atemporelle d’une hypothétique « submersion migratoire » expliquant l’ensemble des problèmes économiques, sociaux et politiques de la France fait totalement diversion sur la réalité des diverses crises et de leur symptômes tels que le chômage de masse, la précarité et la pauvreté, la faiblesse des salaires, la disparition des services publics des territoires ruraux…

L’élection de nombreux député·es de la NUPES (142), coalition électorale issue de la nouvelle union populaire, représente une augmentation importante dunombre d’élu.es porté.es à l’Assemblée pour défendre des mesures fortes pour l’augmentation des salaires, pour la retraite à 60 ans et pour la défense des services publics, entre autres thèmes.

Dans la présente situation politique, économique et sociale, le SNASUB-FSU appelle les personnels de ses champs professionnels à renforcer le mouvement syndical, ses équipes syndicales en particulier, dont l’activité est toute entière tourner vers la mise en œuvre concrète de la solidarité syndicale, de l’accompagnement individuel aux mobilisations collectives, pour faire aboutir les revendications, petites, moyennes ou grandes !

Contre les discriminations, l’individualisation de la gestion des carrières et la mise en concurrence des personnels entre eux par la mise en œuvre d’un management qui s’est exonéré du contrôle et de l’expression possible des personnels par l’intermédiaire de leurs représentant.es, en CAP notamment, nous souhaitons au contraire promouvoir les solidarités collectives entre personnels, titulaires et non titulaires, quelles que soient leur filière. Il nous faut faire rétablir les compétences des CAP et les droits des personnels à y être représenté·es, droits existant avant la loi de transformation de la fonction publique d’août 2019,qu’il nous faudra abroger !
Contre l’austérité budgétaire qui se profile pour nos services publics, nous revendiquons au contraire des plans d’amélioration qui visent à restaurer leurs capacités d’intervention, au service du public, avec des personnels à statuts formé·es et rémunéré·es à la hauteur de leurs missions.
Contre la volonté gouvernementale d’étendre le recours à l’emploi contractuel et pour l’ouverture massive de postes de titulaires (notamment pour mettre en œuvre des plans de titularisation des contractuel-les. La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche illustre le fait que le recours massif à l’emploi de personnels non titulaires dans un service public, depuis plusieurs décennies, montre des limites sérieuses : conditions salariales dégradées pour les intéressé·es (encore plus mal payé·es que les titulaires), turnover permanent, dégradation des conditions de travail et du service public…
Contre l’allongement de l’âge légal de départ en retraite à 65 ans, nous défendrons le droit au départ à 60 ans tout en revendiquant des améliorations significatives en ce qui concerne les salarié·es aux carrières longues ou bien à métiers pénibles.

Les conséquences du réchauffement climatique se montrent de plus en plus, les fortes températures de ces derniers jours l ont démontrées. Les conditions de travail des personnels en sont atteintes. Le SNASUB-FSU réclame donc un plan d’investissement important pour la rénovation thermique des bâtiments administratifs et scolaires.

La situation des salaires préoccupe légitimement l’ensemble des personnels. La hausse régulière du SMIC touche désormais les premiers échelons des deux premiers grades de la catégorie C et le premier échelon du premier grade de la catégorie B.
Cette hausse du SMIC diminue les écarts avec les salaires plus élevés et rogne les déroulés de carrière actuels. Ceux qui pouvaient se considérer au-dessus du minimum légal se voient en cours de « smicardisation ». La faiblesse des salaires plombe l’activité économique. Nous méritons de travailler avec des salaires dignes et de pouvoir vivre dignement, d’avoir des loisirs…

Contre la perte générale de pouvoir d’achat, produit de l’inflation et de la spéculation touchant bon nombre de produits ou de biens à travers le monde, le SNASUB-FSU revendique des mesures urgentes et immédiates pour l’augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux :

Un salaire minimum dans la fonction publique fixé à 1.850 euros nets ;
Une revalorisation générale immédiate de l’ensemble de la grille indiciaire par la distribution additionnelle de 70 points d’indice ;
Le dégel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation à 6 euros bruts ;
L’indexation des salaires et des pensions sur les prix ;
Le contrôle des prix des produits de première nécessité ;
La revalorisation des indemnités statutaires pour corriger toutes les inégalités existantes, les aligner sur les meilleurs taux servis dans la fonction publique avant de gagner leur intégration dans le salaire indiciaire ;
Un plan massif de requalification des emplois de C en B et de B en A pour toutes nos filières professionnelles.

Bulletin des agent·e·s non titulaires N°1

Lors de son congrès national des 16-20 mai 2022, le SNASUB-FSU a décidé d’être encore plus au service des personnels contractuels en créant un bulletin spécifique. Dans celui-ci, vous trouverez des informations sur vos droits, sur l’actualité réglementaire et sur les activités des sections du SNASUB-FSU en faveur des personnels non titulaires.

Au sommaire de ce premier numéro :

Actualité réglementaire
Rappel revalo triennale
Délai de prévenance avant renouvellement de contrat
Vie des académies : Lille, Normandie…

Une question sur votre situation administrative, sur votre relation à l’employeur, sur vos droits ? Une seule adresse : contact-ant@snasub.fr

Bulletin ANT-1

Listes d’aptitudes 2022 ITRF

Les résultats des promotions par liste d’aptitude pour l’année 2022 de la filière ITRF ont été publiés ce jour 16/06/2022.
A cause de la loi de transformation de la fonction publique et ses attaques contre les droits des personnels, les CAPN ne sont plus réunies pour traiter de ces questions. Le résultat de ces listes d’aptitude est donc le reflet des choix des hiérarchies locales, validé par le ministère.

Le SNASUB-FSU regrette cette situation où il est impossible de vérifier les principes d’égalité de traitement entre les agents, notamment entre les hommes et les femmes, ou encore entre les branches d’activité professionnelles.

Retrouvez ici la LA pour l’accès au corps des TECH :
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2022-06/technicien-nes-de-recherche-et-formation-18806.pdf
Retrouvez ici la LA pour l’accès au corps des ASI :
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2022-06/assistant-e-ing-nieur-e-de-recherche-et-formation-18803.pdf
Retrouvez ici la LA pour l’accès au corps des IGE :
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2022-06/ing-nieur-e-d-tudes-18800.pdf
Retrouvez ici la LA pour l’accès au corps des IGR :
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2022-06/ing-nieur-e-de-recherche-18797.pdf

Pour toute question, contactez-nous !

Liste d’aptitude 2022 d’accès au corps des Bibliothécaires assistants spécialisés

Comme vous le savez, en raison de la loi de « transformation de la fonction publique » du 6 août 2019, nous, vos élu.es en CAPN, n’avons pas été associé.es à l’examen de vos dossiers. Mais même si les compétences des CAPN ont été réduites, leur rôle demeure incontournable si vous êtes amené.es à déposer un recours contre une décision défavorable.

Vous trouverez néanmoins ci-joint la liste des collègues promu.es sur cette liste d’aptitude 2022  auxquel.les nous adressons toutes nos félicitations.

Liste d’aptitude 2022 d’accès au corps des Bibliothécaires assistants spécialisés

En décembre, 2022, vous serez amené.es à voter pour réélire vos représentant.es en CAPN et dans les comités sociaux.
En votant pour des candidat.es du SNASUB-FSU, vous nous donnerez plus de force pour lutter nationalement pour l’abrogation de cette loi, pour vous défendre en CAPN et localement dans vos établissements.
En décembre 2022, votez et faites voter SNASUB-FSU !

Bien cordialement,

Vos commissaires paritaires Bibliothécaires assistants spécialisés SNASUB-FSU

Sandrine BOHAS
Université Lyon 1 – SCD
sandrine.bohas@univ-lyon1.fr
06 45 35 13 94

Anne-Sophie KELLER
Bibliothèque nationale de France
as.keller@yahoo.fr
06 64 64 69 87

Lionel LAMBIN
BULAC
lionel@lambin.cc
07 83 75 81 92

Florence POURADIER
Université de La Rochelle – BU
floflosnasub@gmail.com
05 46 45 68 69

Bettina SCHMITT-CORDOVA
Université de Pau et des Pays de l’Adour – SCD
bettina.schmitt-cordova@univ-pau.fr
05 59 57 41 44

Denise TASSIUS
Université des Antilles – SCD
den_tas@yahoo.fr
06 90 81 12 57

Elodie TERRACOL
Université Lyon 1 – SCD
elodieterracol@gmail.com

Valérie VAYSSIERE-GASPARD
BIU Montpellier
vlebon34@yahoo.fr
06 32 78 93 37