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Mise en avant

Motion adoptée par le bureau national du 7 avril 2020

Circulaire Bureau national du 7 avril 2020
Crise sanitaire du Covid-19 : protéger les personnels,
assurer les missions prioritaires de nos services publics et
préparer l’avenir…

LE SNASUB-FSU, ENGAGE AU QUOTIDIEN !

En annonçant le jeudi 12 mars 2020 la fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées et des universités, Emmanuel Macron engageait le pays sur la voie du confinement. Si cette décision politique était prévisible, attendue par certain.es et redoutée par d’autres, elle n’en a pas moins été brutalement ressentie par nombre de nos collègues.

Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans la crise sanitaire que nous vivons : sous-évaluation de la situation, poursuite des politiques d’austérité menées depuis des années (réduction du nombre de lits dans les hôpitaux, réduction des effectifs de personnels soignants, dotation budgétaire insuffisante pour le matériel médical…). Il a tenu des propos contradictoires, prétendant d’abord rassurer en janvier sur le fait que le Covid- 19 resterait hors des frontières, puis en présentant les capacités sanitaires comme suffisantes pour faire face à la maladie et, enfin, en blâmant en mars celles et ceux qui sortaient de chez eux et qui devenaient alors les responsables de l’expansion de l’épidémie.

Pourtant, ce qui a prédominé, c’est la conscience partagée largement de la nécessité de mesures drastiques pour ralentir et limiter la progression de l’épidémie afin de sauver des vies humaines. C’est cette conscience qui a forgé ce consentement large, très exceptionnel et temporaire, à renoncer à des libertés aussi fondamentales que celles de circuler librement ou de se réunir.

Le SNASUB-FSU a considéré pour sa part que l’intérêt général dictait de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour assurer les tâches urgentes et nécessaires pour la continuité du service de rester chez eux !

Il n’en reste pas moins lucide quant au fait que la crise sanitaire produite par la pandémie de covid 19 a fait entrer la France, à l’instar du reste du monde, dans une situation exceptionnelle qui révèle grandeur nature tous les périls sociaux que font courir le développement des inégalités sociales, la privatisation des services publics et les politiques d’austérité menées depuis des décennies au nom d’un néolibéralisme ravageur.

L’engagement des agents publics, qui se rendent au travail pour permettre la continuité du service, qui exercent leurs missions en travaillant confiné.es à leur domicile ou qui sont en situation de travail empêché (notamment du fait de leurs fonctions non « télétravaillables », pour préserver leur santé et celles des autres ou bien garder leurs enfants) montre combien le sens de l’intérêt général qui les animent est constitutif et essentiel à la solidarité et à la préservation des droits sociaux de toutes et tous.

Pour autant, le SNASUB-FSU ne saurait accepter qu’en cette période exceptionnelle ne soient prises des mesures d’exception qui inscriraient dans le droit ordinaire ou dans la durée de nouvelles dégradations des conditions de travail et de vie pour les salarié.es, de nouveaux reculs démocratiques et des libertés publiques.

Le gouvernement a choisi d’instaurer un état d’exception, un état d’urgence sanitaire, au motif de préserver les conditions sanitaires, sociales et économiques de toutes et tous, de permettre de soutenir l’économie et d’assurer le fonctionnement des services publics. Certains choix législatifs et budgétaires opérés paraissent aller dans ce sens (continuité des revenus, soutien au financement du chômage technique, élargissement de la trêve hivernale, abrogation temporaire du jour de carence…) mais de nombreux autres apparaissent surtout pris pour préserver les intérêts privés des plus riches dans la continuité de la politique gouvernementale menée depuis 2017. Par exemple, contrairement à d’autres pays de l’UE, la France a refusé d’interdire le versement de dividendes aux actionnaires pour que les entreprises concernées puissent faire face aux paiements des salaires notamment. De même, il est totalement INACCEPTABLE que sous prétexte de renforcer l’économie à la fin du confinement, le gouvernement s’accorde le droit par ordonnance de revenir sur des acquis pour les salarié.es, notamment en augmentant dans le privé le temps de travail à 60 heures hebdomadaires dans certains secteurs d’activités.

Le plan de garantie prévu à hauteur de 300 milliards pour soutenir les entreprises vis-à-vis de leurs créanciers si leur activité était trop réduite ou à l’arrêt n’est assortie d’aucunes conditions sociales pour les salarié.es.

Les services publics font à nouveau la preuve qu’ils sont une garantie essentielle pour les droits de toutes et tous !

Il faut les soutenir, les renforcer et reconnaître enfin l’engagement sans faille de leurs personnels au service de l’intérêt général.

Les personnels de la fonction publique ne seront sans doute pas non plus épargnés par des pressions inadmissibles sur leurs conditions de travail, notamment le temps de travail ou du droit à congés. Si la réglementation en vigueur permet de faire face à des situations exceptionnelles, le SNASUB-FSU s’oppose à toute application autoritaire de celle-ci.

Au global, l’approche incohérente et les discours ministériels contradictoires (relevant parfois du déni) ont surtout empêché les services et les établissements de mieux s’organiser. Comment ne pas constater que la continuité du service est aussi assumée aujourd’hui dans un contexte massif de télétravail inadapté à nos organisations, sans outils mis à disposition, à l’aide des équipements personnels de nombreux collègues, sur leurs moyens propres ? Comment ne pas saluer l’élan de volontariat qui anime la majorité des agents pour assurer la continuité du service public ou les missions exceptionnelles de solidarité ? Cela démontre que les personnels n’ont pas besoin d’injonctions autoritaires pour assurer leurs missions !

Pour le SNASUB-FSU, ce qui apparaît, c’est l’incurie des approches managériale et austéritaire que subissent les services publics et leurs salarié.es. Fondées sur de prétendues « rationalisations » pour pallier les coupes budgétaires de la réduction dogmatique des dépenses publiques, sur une mise en concurrence des personnels entre eux au nom de leur « performance », sur l’affaiblissement du statut au profit du contrat de gré à gré…

Ce qui apparaît c’est que la défense intrinsèque de l’intérêt général est au coeur de la culture professionnelle des agents publics.

Des mesures d’urgence nécessaires sont à prendre ! Il faut :

  • renforcer les mesures de sûreté sanitaire et de protection des personnels appelés à travailler en présentiel : (masques, blouses, combinaisons, gel hydroalcoolique…) ;
  • assurer la disponibilité massive de tests de dépistage pour préparer le déconfinement ;
  • reconnaître comme maladie professionnelle toute contamination au travail par le Covid-19 ;
  • abroger définitivement le jour de carence en cas d’arrêt maladie ;

Le SNASUB-FSU exige également d’autres mesures ! Il faut :

  • reconnaître le travail des personnels par la revalorisation des carrières et des rémunérations, par des mesures générales et non des mesures particulières qui divisent : dégel de la valeur du point d’indice, requalification des emplois et promotion des personnels ;
  • abroger la loi dite de « transformation de la fonction publique » qui affaiblit le statut et la représentation syndicale des personnels dont la situation montre combien elle est essentielle au fonctionnement des services publics.
  • un plan de création massive d’emplois titulaires pour répondre à tous les besoins nouveaux créés par la crise sanitaire, pour renforcer et redéployer toutes les missions de service public ;
  • un plan de renforcement des budgets publics et sociaux et une réforme fiscale qui soit guidée par le principe de répartition des richesses finançant les droits sociaux de toutes et tous ;

De ce point de vue, le SNASUB-FSU appelle tous les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la culture à signer l’appel « PLUS JAMAIS ÇA ! CONSTRUISONS LE JOUR D’APRÈS ! » porteur de propositions pour « reconstruire ensemble un futur écologique, social et démocratique ».

Le SNASUB-FSU condamne les dispositions législatives et les ordonnances gouvernementales prises en mars et en avril qui visent à déréglementer toujours plus le Code du travail et la protection des salarié.es du privé : notamment celles en matière de temps de travail, de RTT et de droit à congés. La crise sanitaire actuelle ne peut pas servir d’opportunité au gouvernement pour continuer son oeuvre de casse sociale.

Pour ce qui concerne les agents publics, titulaires et non titulaires, nous agirons de façon extrêmement déterminée pour le respect de nos droits ordinaires à congé et notamment contre toute contrainte hiérarchique à poser des jours de congés le cas échéant.

Le SNASUB-FSU assure de sa solidarité les personnels de santé, celles et ceux de la fonction publique hospitalière notamment. Il réaffirme la nécessité d’une autre politique de santé qui soit fondée sur la réponse aux besoins et non sur l’austérité et la concurrence.

Mise en avant

Coronavirus : l’heure est à la solidarité et à la protection de toutes et tous pour endiguer l’épidémie !

Syndicat national de l’administration scolaire universitaire et des bibliothèques
Fédération syndicale unitaire

Pour endiguer l’épidémie de COVID-19 qui se répand dans le pays, la meilleure protection réside dans ce que les scientifiques appellent la « distanciation sociale » et dans les mesures et gestes barrières !


Le développement de l’épidémie s’accélère !


L’heure est à la solidarité et à la mise en protection !


Assez de confusion !

Ces 5 derniers jours, la crise sanitaire créée par le coronavirus s’est aggravée et la France a basculé dans une situation inédite !

La fermeture au public des écoles, des collèges, des lycées, des universités, des bibliothèques, des services doit aussi aboutir à des fonctionnements à effectifs les plus restreints possibles pour assurer la continuité de service nécessaire, rien de plus ! 

C’est simplement une question d’organisation pratique de la « distanciation sociale », incontournable pour faire reculer l’épidémie. C’est simplement le devoir de protection des personnels !

Ce qui peut être organisé en télétravail doit l’être sans délai.
Ce qui ne peut pas doit être réduit au strict nécessaire.
Les collègues en autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants ne peuvent être sommés d’avoir en plus à organiser un télétravail.

L’intérêt général dicte donc de demander aux personnels dont la présence n’est pas requise pour des tâches immédiates et de première nécessité pour la continuité du service de rester chez eux !
Il s’agit là aussi d’un acte pratique de solidarité que de se protéger soi pour protéger les autres.


Pour les personnels dont la présence physique est requise sur le lieu de travail pour assurer la continuité de service minimale et nécessaire, il est impératif qu’ils bénéficient des conditions de protection et d’hygiène renforcées nécessaires (distances suffisantes entre les postes de travail, nécessaire de nettoyage des postes et outils de travail, gants, masques, gel hydroalcooliques, etc…)

Le SNASUB-FSU demande que les situations financières et sociales des personnels soient préservées tout le temps de l’épidémie et des mesures de confinement qui viennent d’être annoncées : pas de jour de carence appliqué en cas de maladie, pas de retenue sur salaire de quelque nature que ce soit, pas d’interruption, de non-renouvellement ou de fin de contrat pour les personnels non-titulaires…

La communication ministérielle a semé la confusion entre jeudi et dimanche après-midi. Le résultat est que ce lundi matin, services et établissements ont dû rattraper ce temps perdu en impréparation et en cafouillage !

Assez tergiversé !

Tout ce qui est hasardeux doit être stoppé sans délai ! Les effectifs doivent être réduits au juste nécessaire pour assurer la continuité immédiate de service et les missions soutenant l’investissement des personnels soignants ou la recherche sur le coronavirus.

  • En cas de difficulté à faire valoir votre droit à vous protéger pour protéger les autres,
  • en cas d’exigence zélée vous demandant de vous déplacer pour venir au travail sans motif immédiat de continuité du service,
  • en cas de situation de travail ne respectant pas les conditions d’hygiène et de sécurité nécessaire,
prenez contact avec les représentant-es du SNASUB-FSU de votre section académique ou d'établissement,
 ou adressez un courrier électronique à : snasub.fsu@snasub.fr

Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie

SNASUB-FSU

[Communiqué intersyndical]

Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services.

Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux mégafeux. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut.

La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité.

Après le succès de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations syndicales appellent l’ensemble des salarié.e.s du public comme du privé, des jeunes et des retraité.e.s, à franchir une nouvelle étape : faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain.

Nous demandons :

  • L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes
  • L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO
  • L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique
  • L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…)
  • Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés
  • L’augmentation des moyens de nos services publics pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique
  • Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques.

Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.

Premières organisations signataires : CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU


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Mobilisations et répression : La FSU se tient aux côtés des lycéen⋅nes et des étudiant·es

SNASUB-FSU

[Communiqué de presse]

Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejoint·es ces derniers jours par les étudiant·es. A Rennes, Marne-la-Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Rouen… certains campus ont d’ores et déjà été fermés.

Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe ou d’étudiant⋅es par groupes de TD, emplois du temps intenables, accès toujours plus difficile, voire rendu impossible, aux études supérieures, hausse des frais d’inscription … leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient. Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables et du manque de places dans les formations supérieures publiques, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.

Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.

La FSU condamne fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéen·nes et étudiant·es aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.

La FSU apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.

Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’Ecole et l’université forment des futur·es citoyen·nes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir….  La FSU se tient donc aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es, pose un préavis de grève sur toute la période et appelle les personnels de l’éducation à accompagner ces élèves et étudiant·es, et à les protéger de la répression.

Dans les prochains jours, la FSU fera le bilan de cette semaine et proposera des suites rapides pour les personnels dès la semaine prochaine y compris par la grève.

Après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation, le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante et face aux conséquences du nouveau budget d’austérité, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.


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[Communiqué] 54 milliards de raisons de faire grève le 29 septembre !

SNASUB-FSU

Les projets de budget 2027 s’annoncent encore plus catastrophiques qu’envisagé. Pendant des semaines, Sébastien Lecornu et ses ministres ont alimenté le petit jeu des ballons d’essais budgétaires pour tester les réactions de l’opinion publique à différentes mesures d’économies. Une façon de préparer le terrain à un budget d’austérité, et une stratégie sans nul doute teintée d’arrière-pensées politiciennes pour passer le cap du vote des budgets de l’État et de la Sécurité Sociale.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, évoquait 30 milliards d’économies. Le premier ministre a confirmé que la potion serait encore plus amère : les projets de budgets 2027 visent un objectif de 54 milliards d’économies ! Encore une fois, le pouvoir macroniste fait le choix de compresser les dépenses publiques et sociales plutôt que d’augmenter les recettes. Selon le premier ministre le « budget de l’Etat sera gelé en valeur l’an prochain » mais la Défense devrait tirer son épingle du jeu et son budget augmenter encore, vers un quasi doublement en 10 ans. Les grand·es perdant·es de ces projets de budgets : les agent·es, les retraité·es, les personnes malades ou accidenté·es, les collectivités territoriales et de manière générale les services publics, et donc l’ensemble de la population, puisque les services publics sont des leviers de redistribution et de cohésion sociale. Parce qu’elles sont majoritaires dans la fonction publique et qu’elles sont les premières usagères des services publics, surreprésentées dans les métiers les plus dévalorisés, les femmes seront encore plus durement impactées.

Dans la lignée du dogme de la politique de l’offre, un échec pourtant avéré, les grandes entreprises recevraient des cadeaux fiscaux supplémentaires. Chaque année, plusieurs centaines de milliards d’euros échappent aux budgets de l’État et de la Sécurité sociale. La FSU dénonce l’entêtement du gouvernement à refuser de mettre à contribution de manière significative les plus riches et ainsi d’utiliser l’impôt comme outil de la redistribution et de justice fiscale, sociale et écologique, alors que le taux de pauvreté est le plus élevé de ces 15 dernières années, que le dérèglement climatique fait des ravages, et que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants comme pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes nécessiterait des moyens massifs à tous les niveaux. La sécession fiscale des ultra riches ne peut qu’aggraver les fractures de la société et nourrir la colère sociale.

La FSU dénonce avec force le nouveau gel de la valeur du point d’indice des fonctionnaires avec lesquel·les Emmanuel Macron a manifestement un problème : aucune augmentation du point d’indice pendant son premier quinquennat, un maigre dégel en 2022 et 2023 imposé par le choc de la crise inflationniste de la guerre en Ukraine et puis plus rien. Il est le responsable de la paupérisation grandissante de ces femmes et de ces hommes qui tiennent pourtant des services publics exsangues à bout de bras. Ces derniers mois ont confirmé qu’en temps de crise, comme les récentes canicules, elles et ils incarnent concrètement l’intérêt général. L’ensemble des personnels du service public de santé, de l’éducation, du travail, de la territoriale et de la sécurité civile sont au service de la population. Le gouvernement continue sa stratégie cynique qui consiste à multiplier les remerciements aux agent·es de la fonction publique, escomptant ainsi la poursuite de leur engagement, sans jamais faire un geste pour leurs rémunérations et leurs conditions de travail. Cette nouvelle provocation ne peut donc rester sans réponse. De plus, elle s’ajoute aux 6 milliards d’économies envisagées sur le dos des retraité·es, diminuant d’autant leur pouvoir d’achat. Une coupe claire qui serait une profonde remise en cause du contrat social sur les pensions qui ne doivent pas perdre de valeur au cours du temps.

La FSU appelle les agent·es à se mettre massivement en grève à l’appel de toutes les organisations syndicales de la Fonction publique le 29 septembre. D’autres choix budgétaires et fiscaux sont possibles. Nos revendications salariales sont finançables : la seule taxe Zucman pourrait par exemple rapporter 20 milliards d’euros ce qui permettrait d’augmenter la valeur du point d’indice de 10 %.

Une grève massive à quelques jours du début du débat budgétaire enverra un signal fort au gouvernement et permettra d’envisager d’ancrer la mobilisation dans la durée.


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Enseignement supérieur et Recherche : journée nationale de mobilisation le 15 septembre 2026

SNASUB-FSU

Alors que le gouvernement entame la préparation du budget 2027 sous le signe de l’austérité pour les services publics sommés de faire des économies, le désengagement de l’État se confirme. Face au sous-financement chronique et patent de l’État, la seule proposition du gouvernement réside dans la diversification par les établissements de leurs ressources propres. La multiplication par cinq des frais d’inscription pour tou·tes les étudiant·es viendrait s’ajouter à la restriction drastique des exonérations de frais différenciés et la suppression des APL pour les étudiant·es extracommunautaires non boursier·es en dépit de l’opposition de la communauté universitaire. Face à l’obstination du gouvernement, nous continuerons à nous opposer à toute hausse des frais d’inscription. Le décret Baptiste du 20 mai 2026 visait initialement à « mettre en cohérence » les dispositifs et à « augmenter les ressources propres » des établissements en période d’austérité budgétaire. En réalité, c’est un dispositif inégalitaire et contre-productif, qui crée beaucoup plus d’incertitude qu’il ne résout de problèmes, et qui appauvrira les universités en faisant tout simplement disparaître les étudiant·es extracommunautaires. Il est nécessaire que tous les établissements refusent d’une même voix cette disposition inique pour empêcher son application concrète.

Il manque a minima 8 Md€ pour l’enseignement supérieur et 8 Md€ pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1 % du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations.
Depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n’ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombée à un niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d’autres pays européens. L’engagement d’atteindre l’objectif fixé par l’Union européenne d’investir 3 % du PIB dès 2010 n’a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d’accroître son retard. Le ministère brutalise la recherche. L’Institut de recherche pour le développement (IRD) est sommé, contre la volonté de ses personnels, de s’intégrer au CNRS au risque de perdre ses spécificités notamment son réseau international et sa fonction
diplomatique. Parallèlement le gouvernement assèche les fonds de roulement des organismes de recherche.
Alors que le nombre de candidat·es à l’enseignement supérieur continue d’augmenter, le nombre de places sur Parcoursup et MonMaster se réduit si bien qu’une part sans cesse croissante d’entre elles et eux se retrouve sans affectation. Ce n’est rien de moins que le droit à poursuite d’étude des bachelier·es et des licencié·es qui est mis en cause.

La mise en oeuvre de la réforme de la formation initiale des enseignant·es et des CPE confirme nos craintes. Le gouvernement choisit de sacrifier une grande partie de la cohorte des étudiant·es non lauréat·es en limitant, là aussi, leur droit à la poursuite d’études en Master. Le recours au privé ne peut compenser cette situation. Le rapport de l’IGAS et l’IGESR l’a montré, alors que leur financement est en grande partie assuré par des subventions publiques (40 % du chiffre d’affaires de Galileo et 67 % de celui du Collège de Paris, jusqu’à 90 % pour certaines de leurs écoles), principalement via l’apprentissage, la « qualité d’un grand nombre de formations délivrées apparaît insuffisante » et ne constitue pas une priorité pour ces établissements à but lucratif. Dans les organismes de recherche, la quasi-totalité de la subvention de l’État est consacrée à la masse salariale des personnels. Les chercheuses et chercheurs doivent absolument remporter des appels à projets pour pouvoir réaliser leurs travaux de recherche.

L’intersyndicale appelle à peser et se mobiliser dès la rentrée pour obtenir des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification. Elle appelle également à défendre la liberté académique dans sa dimension collégiale, fondement de l’université. Elle exige le maintien de l’IRD comme EPST avec l’ensemble de ses prérogatives scientifiques.
L’intersyndicale appelle l’ensemble de la communauté universitaire et des organismes nationaux de recherches à travailler à des plans d’action adaptés aux situations locales et à s’organiser dans l’unité syndicale la plus large pour la réussite d’une journée nationale de mobilisation massive le mardi 15 septembre, jour de réunion du CNESER de rentrée.

À Paris, rendez-vous est donné à 12 h 30 place Jussieu pour un rassemblement suivi d’une manifestation qui se dirigera vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Partout ailleurs, l’intersyndicale appelle à s’engager massivement dans les actions qui seront organisées.
L’intersyndicale appelle également à mettre d’ores et déjà en perspective la mobilisation pour la revalorisation des rémunérations de tous les personnels de la fonction publique dans la lignée de la journée du 15 septembre. Elle appelle à rejoindre l’appel intersyndical de la fonction publique pour la mobilisation par la grève et la manifestation nationale le 29 septembre notamment à Paris.


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Le Mémento 2026-2027 du SNASUB-FSU est paru

SNASUB-FSU

Le Mémento du SNASUB-FSU, c’est 176 pages dédiées aux personnels administratifs, ITRF et des bibliothèques (titulaires et contractuel·les) de la Fonction publique des secteurs Éducation, Recherche, Culture (voir la table des matières ci-dessous).

Si vous souhaitez recevoir un exemplaire, vous pouvez contacter la section du SNASUB-FSU de votre académie, ou bien envoyer un mail à secretariat@snasub.fr

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Pour les salaires des agent·es publics, mobilisation le 29 septembre !

SNASUB-FSU

La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agent⋅es.

Dans le même temps, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ne peuvent que constater l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les six millions d’agentes et d’agents publics, engagé⋅es pour le service public.

Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice.

Dans tous les versants de la fonction publique, et dans de nombreux métiers, les difficultés de recrutement et la perte d’attractivité confirment qu’il y a urgence à augmenter les salaires et à améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité de nos missions, exercées au service de la population.

Nos organisations réaffirment leurs revendications :

  • des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
  • des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
  • le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
  • le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
  • l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité.

Elles considèrent que le calendrier budgétaire ne peut servir de prétexte à différer encore les réponses attendues par les agentes et les agents publics.

Dans ce contexte, les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP engagent dès à présent la préparation d’une mobilisation avec manifestations, intégrant la perspective d’une grève le 29 septembre prochain.



visuel rectangle 29 septembre

visuel rectangle 29 septembre

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Communiqué – Vol de données personnelles : une légèreté coupable !

SNASUB-FSU

Depuis quelques jours, le vol de données personnelles détenues par la DGFIP de près 700 000 particuliers et entreprises met sur le devant de la scène politique et médiatique la question de la protection des données personnelles par l’État et de la vulnérabilité des outils ministériels. Mais la DGFIP n’est pas la seule administration concernée. En quatre mois, l’Éducation nationale a connu, au moins, trois piratages de ce type. En juillet, ce sont aussi des données relatives aux personnels de France Travail qui ont été volées. Régulièrement des collectivités territoriales sont la cible de telles cyberattaques. Et ce n’est sans doute que la partie émergée de l’iceberg, ces vols de données sont souvent reconnus par l’administration parce qu’elle y est forcée par les cybercriminels qui popularisent leurs méfaits. La CNIL constate un doublement de la part des fuites de données du secteur public en deux ans, une hausse qu’elle attribue notamment à un manque de moyens alloués à la sécurisation des systèmes d’informations.

La FSU dénonce le temps de réaction avec lequel les différents ministères ont traité ces attaques : la DGFIP avait identifié des intrusions dès juin et juillet, mais c’est seulement à la mi-août que le vol de données a été constaté. Au ministère de l’Éducation nationale, après avoir assuré dans sa communication estivale, que les données des élèves n’étaient pas concernées par l’attaque de la fin du mois de juillet, le ministère annonçait ces derniers jours de nouvelles vérifications pour s’en assurer. La légèreté de l’administration confine à une forme d’irresponsabilité.

Les administrations font aussi preuve d’une grande insuffisance dans l’information aux personnels. A France Travail, après l’attaque de juillet, les personnels n’ont pas été mis au courant. A l’Éducation nationale, un mail général, qui relève plus d’un communiqué de presse, a été envoyé à tous les personnels le 3 août. On est très loin des recommandations de la CNIL qui plaide pour une information individualisée aux agent·es, avec les informations précises sur ce qui a été volé.

Aujourd’hui, des millions de données personnelles sont dans la nature ou en train d’être revendues, exposant les personnels et les usager·es à des désagréments, méfaits (arnaques, usurpations d’identité…) ou à des situations dangereuses. Encore une fois, les agent·es des services publics et les usager·es vont payer au prix fort l’inconséquence gouvernementale, c’est insupportable !

La FSU ne méconnaît pas la difficulté à appréhender des enjeux de sécurité numérique dans un monde où les données personnelles sont d’autant plus sensibles et recherchées qu’elles sont devenues une marchandise et donc d’autant plus sensibles et recherchées, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elles font l’objet de vols et de revente. Mais il n’est pas acceptable que les administrations soient si en retard sur les enjeux de sécurisation, d’information, de formation et d’accompagnement des personnels. Les différents ministères et employeurs publics ne peuvent pas, comme ils le font depuis des années, promouvoir le tout numérique, et depuis peu l’IA, sans aucune réflexion si ce n’est une forme de technophilie béate, et, en « même temps », ne pas assumer leurs responsabilités en matière de protection des données. Dans les services publics, la cybersécurité ne doit plus être une option et, comme pour tout sujet à enjeu, elle ne pourra se mener sans les moyens suffisants.

Toute la lumière doit être faite sur la réalité des fuites de données de ces derniers mois, et toutes les victimes doivent a minima en être informées de manière individualisée.

La séquence de ces derniers jours, en particulier l’ampleur des vols des données personnelles à la DGFIP et à l’Education nationale, pose clairement la question de la confiance que les personnels et les usager·es peuvent avoir en l’État. Pour la FSU, cette confiance ne se restaurera qu’avec des actes et des investissements rapides en matière de sécurisation mais aussi d’information, de formation et d’accompagnement des personnes concernées.


 

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Communiqué de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

SNASUB-FSU

Depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n’ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombé à niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d’autres pays européens. Les chiffres sont donnés par le gouvernement lui-même. L’engagement d’atteindre l’objectif fixé par l’Union européenne d’investir 3 % du PIB dès 2010 n’a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d’accroître son retard.

Le rapport issu des « Assises du financement des universités » publié en juin dernier acte le désengagement de l’État du service public de l’ESR. Face au sous-financement chronique et patent de l’État, la seule proposition réside dans la diversification par les établissements de leurs ressources propres notamment la multiplication par cinq des frais d’inscription pour tou·tes les étudiant·es qui viendrait s’ajouter à la restriction drastique des exonérations de frais différenciés et la suppression des APL pour les étudiant·es extracommunautaires non boursier·es. Alors que toute la communauté universitaire répète depuis des mois qu’elle s’oppose aux frais différenciés xénophobes et continuera de le faire à la rentrée, en portant pour mot d’ordre « non à toute hausse des frais d’inscription », le gouvernement persiste et signe. On racle les fonds de tiroirs en asséchant les fonds de roulement des organismes de recherche. Le constat est pourtant sans appel. Il manque a minima 8 Md€ pour l’enseignement supérieur et 8 Md€ pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1 % du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations.

Alors que le nombre de candidat·es à l’enseignement supérieur continue d’augmenter, le nombre de places sur Parcoursup et MonMaster se réduit si bien qu’une part sans cesse croissante d’entre

elles et eux se retrouve sur le bord du chemin. Le ministre s’est même permis lors de son audition au Sénat le 30 juin dernier de remettre en cause le droit de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur après le baccalauréat. Avec la dernière réforme de la formation initiale des enseignant·es, le gouvernement choisit de sacrifier une grande partie de la cohorte des étudiant·es non lauréat·es en limitant, là aussi, leur droit à la poursuite d’études en Master. Le recours au privé ne peut compenser cette situation. Le rapport de l’IGAS et l’IGESR l’a montré, alors que leur financement est en grande partie assuré par des subventions publiques (40 % du chiffre d’affaires de Galileo et 67 % de celui du Collège de Paris), principalement via l’apprentissage, la « qualité d’un grand nombre de formations délivrées apparaît insuffisante » et ne constitue pas une priorité pour ces établissements à but lucratif. Dans les organismes de recherche, la quasi-totalité de la subvention de l’État est consacrée à la masse salariale des personnels. Les chercheuses et chercheurs doivent absolument remporter des appels à projets pour pouvoir réaliser leurs travaux de recherche.

Pour nos organisations, l’augmentation de la subvention pour charge de service public est une nécessité pour que l’université et les organismes nationaux de recherche puissent remplir leurs missions. Nous alertons sur le fait que les restructurations et réformes se sont multipliées à marche forcée, sans moyens ni évaluation des conséquences. Elles ont considérablement réduit le temps consacré à la recherche en faveur de diverses tâches (évaluations, appel à projets, heures complémentaires). L’intersyndicale appelle à peser et se mobiliser dès la rentrée pour obtenir des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification. La formation accessible à toutes et tous est un vecteur d’égalité et d’ascenseur social sur tout le territoire. Elle appelle également à défendre la liberté académique dans sa dimension collégiale, fondement de l’université.

L’intersyndicale appelle l’ensemble de la communauté universitaire et des organismes nationaux de recherches à travailler à des plans d’action adaptés aux situations locales et à s’organiser dans l’unité syndicale la plus large pour la réussite d’une journée nationale de mobilisation massive le mardi 15 septembre, jour de réunion du CNESER de rentrée. Plus largement, sur toute la période de rentrée, l’intersyndicale s’engage pour faire vivre et construire dans nos établissements la mobilisation contre les frais différenciés et contre toute attaque sur le financement de l’ESR public.

Paris, le 21 juillet 2026


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